Paroles

Une offre de terrains à bâtir en baisse sensible

Mercredi 23 septembre 2015
Parole d'expert de Michel Lamour, président Midi-Pyrénées du SNAL , sur l'offre de terrains à bâtir en Midi-Pyrénées .

Michel Lamour, président Midi-Pyrénées du SNAL (Syndicat national des aménageurs lotisseurs) : Une offre de terrains à bâtir en baisse sensible


Cette année encore le marché des terrains à bâtir enregistre une certaine contraction. Entre le premier semestre 2014 et le premier semestre 2015, les mises en vente ont baissé de 7 points, passant de 547 à 507 mises en vente, malgré une certaine stabilisation, autour de 460 lots, des ventes nettes. Une tendance inquiétante. Corollaire logique l'offre tend à diminuer en même proportion, avec 1473 lots contre 1613 pour la période précédente, soit une baisse d'environ 9%. En ce qui concerne plus spécifiquement la grande aire urbaine toulousaine, l'essentiel des terrains disponibles et commercialisés se situent aujourd'hui dans les deuxième et troisième couronne, jusqu'à Montastruc, Saint-Lys, Pujaudran, Villeneuve-les-Bouloc, Castelnaud d'Estretefond, qui totalisent plus de 44% des ventes. La première couronne ne représentait l'an dernier que quatre ventes, l'une à Aucamville et trois à Cugnaux. Même niveau pour Toulouse intra-muros avec quatre ventes au total.

Quand à la cinquième couronne une dizaine de ventes ont été enregistrés alors que l'on compte sur ce secteur, une trentaine de kilomètres, voire plus, de la ville centre, un stock important avec plus de 90 terrains disponibles. Il faut voir dans ce phénomène l'un des effets préjudiciables des documents d'urbanismes actuel, au premier plan desquels le SCOT, qui en préconisant le développement des nouvelles constructions dans la «ville dense » privilégie de fait les immeubles collectifs et gèle un foncier potentiellement disponible.

Or il s'avère qu'il demeure difficile, on le voit, de commercialiser des terrains constructibles en cinquième couronne du fait des contraintes liées à l'éloignement des bassins d'emplois toulousains avec les problèmes de transport afférents.

On peut par ailleurs constater que les prix enregistrent une légère augmentation, avec une moyenne de 97 000 euros pour environ 635 m2 au premier semestre de cette année, contre 93 000 pour 665 m2 au premier semestre 2014. Avec bien évidemment des différences sensibles en fonction de la localisation.

On peut ainsi observer une moyenne de 121 000 euros pour 353 m2 en première couronne contre 70 000 euros pour un terrain de 640 m2 en cinquième couronne. En règle générale la tendance à la diminution des surfaces se confirme avec une moyenne qui n'excède pas 700 m2 sur l'ensemble de l'agglomération.
 

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