Paroles

Une démarche de rénovation urbaine dans une logique d’ouverture et de mixité pour le Sicoval

Mercredi 7 décembre 2016

Parole d'expert : Alain Serieys, Vice-président du SICOVAL chargé de l’aménagement de l’espace et de l’habitat

L’action de notre communauté d’agglomération en matière d’habitat s’inscrit à la base dans les principes définis par le PLH communautaire. Nous élaborons actuellement le nouveau PLH 2017-2022. Celui-ci, en attendant la définition d’un PLUI-H qui fait l’objet de discussion sans que la procédure ait été lancée, reprend les objectifs du PLH précédent. A savoir la production de 1 000 nouveaux logements par an, dont 25% de logements sociaux, sur l’ensemble du territoire des 36 communes du SICOVAL. Une production qui doit donc répondre à un principe fondamental de mixité, ce qui suppose de développer des logements destinés au marché libre, des logements locatifs sociaux, mais aussi des logements en accession sociale à la propriété, afin de répondre à l’ensemble des besoins et de favoriser au maximum le parcours résidentiel. La création de nouveaux logements implique aussi une répartition respectant les équilibres territoriaux. Une stratégie qui répond par ailleurs aux préconisations du SCOT en termes d’habitat qui suppose de privilégier les constructions sur les secteurs de la «ville dense ». C’est à dire, en ce qui nous concerne, les communes en premier couronne par rapport à la ville centre de l’agglomération toulousaine, au contact direct de celle- ci, ou les communes sur lesquelles se développent des zones d’activités, comme Montgiscard.  Mais avant tout ceci s’appuie naturellement sur une large concertation avec l’ensemble des collectivités membres de la communauté d’agglomération. Plus fondamentalement, la politique d’urbanisation de notre territoire s’appuie toujours sur un principe fondateur, notre charte d’aménagement, qui vise à réserver 66% de celui-ci aux espaces naturels et à l’agriculture péri-urbaine. Autre question majeure, indissociable de celle-du logement, les transports. Bien entendu nous militons toujours en faveur du prolongement de la ligne B du métro. Le flux de passagers la justifie amplement, il serait inconcevable qu’une zone d’activité comme l’Innopôle ne soit pas desservie. Les choses à cet égard sont en train d’évoluer et le prolongement, avec un raccordement à la future 3ème ligne, devrait être acté. Dans tous les cas de figure le projet  Innométro, avec une recomposition urbaine et un programme de logements et locaux d’activité à la Cadène, ne sera pas remis en cause. Un plan guide a été établi, nous sommes en train de le retravailler.

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