Paroles

Serge Nauges

Jeudi 10 mars 2011

« Le contrat de construction, la garantie en maison individuelle »

 

Serge Nauges,
Président de l'Union des Maisons Françaises (UMF) Languedoc-Roussillon


Immobilier Mode d’Emploi : Quel effet attendez-vous du PTZ + ?

Serge Nauges : Alors que l’année 2010 a été favorable au secteur de la maison individuelle, et notamment aux primo-accédants, la disparition de la déduction des intérêts d’emprunts, la fin du doublement du PTZ, la fin du Pass foncier assorti de la TVA à 5,5%, qui étaient les principaux éléments solvabilisateurs, font naître quelques inquiétudes. L’année 2011 se décline donc différemment de la précédente. Le nouveau dispositif du PTZ + semble être moins adapté aux primo-accédants ne disposant que de revenus modestes. Nous voyons venir des clients issus des classes moyennes, mais un certain nombre est confronté à un problème de lissage du PTZ + sur une durée adaptée au taux d’endettement. Outre l’évolution des taux d’intérêts, le marché 2011 sera suspendu à l’efficacité du ciblage du nouveau PTZ+.

Immobilier Mode d’Emploi : Pourquoi les constructeurs mettent en avant le BBC ?
Serge Nauges : Le premier logement certifié BBC en France, comme celui à énergie positive, est une maison individuelle. A titre personnel (Serge NAUGES est PDG des Maisons Serge Olivier, ndlr),  95 % de ma production était en BBC en 2010 et de nombreux constructeurs de maisons individuelles se sont engagés dans cette démarche. Outre l’engagement de notre profession dans cette voie, le BBC est un atout supplémentaire avec le PTZ + puisqu’il en constitue l’un des paramètres. En matière de financement, l’écart de prêt entre une maison BBC et non BBC, en zone C, est comprise entre 9 000 et 11 000 e.

Immobilier Mode d’Emploi : Pourquoi choisir un professionnel proposant un contrat de construction ?

Serge Nauges : Le contrat de construction de maisons individuelles est strictement encadré par une loi du 19 décembre 1990, dont les dispositions sont d’ordre public. Le client n’a qu’un seul interlocuteur : le constructeur. Parmi les points importants, citons en quelques-uns : le contenu du contrat est contrôlé par le prêteur qui vérifie que toutes les clauses obligatoires y sont bien mentionnées. Lors de la signature du contrat, le client connaît le coût total de son projet de construction. Ce prix est définitif, c’est à dire qu’il ne peut être modifié en cours de construction que d’un commun accord entre les parties. Les paiements sont réglementés.
En effet, la loi fixe le pourcentage maximum du prix convenu pouvant être exigé par le constructeur à chaque stade de construction. Le constructeur s’engage à réaliser l’ensemble des travaux de construction dans un délai fixé au contrat. En cas de retard, il est tenu de verser des pénalités de retard. Une fois le chantier ouvert, le client est assuré qu’en cas de défaillance du constructeur, sa maison sera achevée aux prix et délais convenus grâce à la garantie de livraison qui est obligatoire dans le cadre du contrat de construction de maison individuelle.

Immobilier Mode d’Emploi : Que représente l’UMF dans le monde de la maison individuelle ?

Serge Nauges :
L’Union des Maisons Françaises est un syndicat largement représentatif de la profession puisqu’il regroupe à ce jour près de 600 marques adhérentes admises au syndicat après examen de dossier, réparties sur l’ensemble du territoire, soit plus de 55% du marché français de maisons individuelles en diffus ou en village.
En Languedoc-Roussillon, il représente 40 constructeurs, soit 40 % de la profession.

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