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Patrick Saint-Agne. Président régional Midi-Pyrénées de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers). Des ventes en hausse, une offre commerciale en baisse

Mercredi 18 septembre 2013
Le marché du logements neuf marque une réelle amélioration avec plus de 1595 logements vendus aux premier semestre 2013 soit une augmentation de plus de 19 % par rapport au premier semestre 2012 !

Patrick Saint-Agne. Président régional Midi-Pyrénées de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers).


Des ventes en hausse, une offre commerciale en baisse

 

 

En matière de logements neufs, 2013 semble témoigner d’un certain redressement par rapport à un marché largement atone l’année précédente. Une année il est vrai très attentiste du fait notamment de l’échéance électorale. En termes de ventes, sur l’ensemble de l’aire urbaine toulousaine, le premier semestre est marqué par une réelle amélioration avec 1595 logements vendus, hors accession sociale à la propriété, contre 1336 logements pour le premier semestre 2012.

La progression représente même 25,7% sur le territoire de la communauté urbaine, avec 1265 ventes, et près de 39% sur la ville de Toulouse avec 778 ventes. Dans la mesure ou ce rythme de commercialisation se maintient, on peut espérer atteindre 5000 logements vendus d’ici la fin de l’année, ce qui représenterait un score très honorable. Si les ventes à propriétaire occupant enregistrent un léger tassement, de l’ordre de 2,8%, les ventes à investisseurs sont par contre nettement reparties à la hausse avec une augmentation de 37,7%. Un phénomène qui semble montrer que le dispositif Duflot commence à porter ses fruits. Il est clair que l’attractivité de l’agglomération toulousaine avec une économie largement portée par l’industrie aéronautique joue à plein.

Ces éléments positifs doivent cependant être nuancés par des constatations qui montrent malgré tout la fragilité du marché. L’offre commerciale, par exemple, est paradoxalement en baisse du fait de l’augmentation des ventes en bloc et de l’abandon d’un nombre croissant d’opérations. Une dimension qui témoigne de la prudence des professionnels, confrontés à l’allongement des délais de vente mais aussi à la difficulté parfois d’assurer le bouclage financier de leur programme face aux exigences des banques. En ce qui concerne les prix la stabilité est de mise, avec un prix moyen de 3273 euros le m2, hors parking, sur l’ensemble de l’aire urbaine et de 3419 euros le m2 sur la ville de Toulouse. Un état de fait, joint à des taux de crédit toujours bas, qui devrait inciter les acquéreurs potentiels à ne pas différer plus longtemps leur projet.
 

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