Paroles

Michel Lamour. Président Midi-Pyrénées du SNAL (Syndicat national des aménageurs lotisseurs) Des terrains à bâtir de plus en plus éloignés de la ville centre

Lundi 31 mars 2014
Parole d'expert de Michel Lamour , Président Midi-Pyrénées du SNAL (Syndicat national des aménageurs lotisseurs)

Michel Lamour. Président Midi-Pyrénées du SNAL (Syndicat national des aménageurs lotisseurs) : Des terrains à bâtir de plus en plus éloignés de la ville centre


Pour la commercialisation des terrains à bâtir, l’année 2013 s’est révélée un bon cru. Avec 1 300 lots vendus, sur la grande aire urbaine toulousaine, nous enregistrons une croissance d’environ 30% par rapport à 2012 qui était déjà en progression par rapport à l’année précédente. Compte-tenu de la situation générale du logement, cet état de fait pourrait paraître paradoxal. Il montre sans conteste que l’habitat individuel conserve toujours la faveur des acquéreurs. Mais il faut aussi souligner que nous constatons un éloignement qui va en augmentant par rapport à la ville centre. La troisième couronne représente 39% des ventes et la quatrième 26 % de celles-ci. Ce qui ne va pas sans poser de problème à l’heure ou l’on prône, pour des raisons d’économie et de développement durable, un rapprochement du domicile et du lieu de travail afin d’éviter les déplacements en voiture.

Dans ce sens le SCOT, en limitant à la «ville intense » les secteurs ouvrant du foncier à la construction, nous paraît représenter un frein à un aménagement équilibré de l’espace. Jouer la carte du tout collectif ne permet pas d’apporter une réponse adaptée à la réalité de la demande des accédants à la propriété. De fait, une étude réalisée par la CAF et l’AUAT montre que les familles sont de plus en plus nombreuses à quitter Toulouse pour des zones périurbaines. Aujourd’hui environ 75% de la production se situe en dehors du périmètre du SCOT, qui couvre pourtant, en ce qui concerne toujours l’aire urbaine toulousaine, un très large secteur. Nous menons une campagne de communication conjointe avec l’Union des Maisons Françaises sur le thème «j’ai choisi de vivre en maison individuelle » pour dénoncer ce problème.

Les prix sont aujourd’hui orientés à la baisse, d’environ 2,5% en moyenne. En parallèle il est vrai avec la diminution des surfaces, 650 m2 en moyenne sur l’aire urbaine contre 720 m2 l’an dernier, avec un prix de vente moyen entre 94 000 euros et 97 000 euros. Un prix logiquement très variable selon les secteurs : 67 000 euros en quatrième couronne, 99 000 euros en troisième, 116 000 euros en deuxième et 134 000 euros en première couronne avec de rares disponibilités.
 

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