Paroles

Les ventes progressent sur la métropole bordelaise

Lundi 30 septembre 2019
Entretien avec Pierre Vital, Président de l'Observatoire Immobilier du Sud-Ouest, à l'occasion de la sortie de la nouvelle édition de J'achète mon 1er logement neuf spécial Bordeaux.

Quelle est la situation du marché sur la métropole ?

 

Pierre Vital : Le début de l’année 2019 avait enregistré une très forte baisse des mises en vente, un phénomène qui s’est inversé au 2ème trimestre, avec, en outre, une progression des ventes de 9 % par rapport à la même période de 2018. La situation, en termes d’offre, est encore tendue mais se rapproche d’un niveau plus « normal. » Sur l’ensemble de la métropole, les investisseurs montrent un intérêt soutenu tandis que les accédants à la propriété représentent 415 ventes, dont 44 % correspondent à de l’accession aidée. À Bordeaux, l’offre en accession se concentre sur les secteurs aménagés et une offre à prix maîtrisée en cours de développement (plafonnée à 3 000 €/m2) se développe dans certains secteurs. L’accession maîtrisée est une décision importante, mais il convient qu’au-delà d’un effet d’annonce des collectivités, de permettre aux promoteurs de réaliser ces logements.

 

Le Bassin d’Arcachon redevient-il dynamique ?

Pierre Vital : Le secteur du Bassin d’Arcachon connaît effectivement un regain d’activité avec 158 lots mis en vente et 132 ventes au 2ème trimestre, permettant au stock de logements à l’offre de se situer à 8/9 mois. Nous pouvions craindre un effondrement avec l’arrêt de l’éligibilité d’une partie (Nord) du Bassin en B1, mais ce n’est pas le cas comme nous l’observons à Audenge ou Lanton. Les investisseurs reviennent sur la COBAS* qui s’explique par des ventes géographiquement plus diversifiées qu’au trimestre précédent.

 

 

Qu’en est-il du Pays Basque ?

Pierre Vital : La baisse des mises en vente ne cesse de nous inquiéter. Celle-ci contribue à l’érosion du stock de logements à l’offre et à celle des ventes.

Nous avons constaté un fort fléchissement des prix à la vente (3 784 €/m² contre 3 939 €/m²) qui n’est donc pas liée à une augmentation des mises en vente (le marché du secteur de Bayonne n’est ainsi pas assez alimenté), mais plutôt à un éclatement de l’offre

vers l’arrière-pays. Ce phénomène géographique ne va pas durer. En effet, même si ces territoires sont faciles d’accès pour les locataires potentiels, les collectivités n’ont pas nécessairement de stratégie élaborée de développement urbain à long terme.

 

 

*COBAS : Communauté d'Agglomération du Bassin d'Arcachon Sud Pôle Atlantique

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