Paroles

Le dynamisme du marché du logement neuf sur la région Nouvelle Aquitaine

Mercredi 18 octobre 2017
Dans sa nouvelle édition spéciale immobilier neuf de Bordeaux, J'achète mon 1er logement neuf a rencontré Alain Ferrasse, Président de la Fédération des Promoteurs Immobilier (FPI) Aquitaine Poitou-Charente.

Les indicateurs sont bons et les mesures gouvernementales réconfortantes

JM1LN : Le secteur du logement neuf est-il aussi dynamique qu’en 2016 ?

Alain Ferrasse : Clairement, le rythme observé en 2016 sur la métropole bordelaise se maintient de façon flagrante en 2017, ne serait-ce qu’au regard des réservations, avec 1 690 lots au 2ème trimestre 2017, soit autant qu’un an auparavant. A ce titre, l’effet LGV a été anticipé comme dans le secteur d’Euratlantique.

Le rythme des mises en ventes est trés bon, même s’il ne reste plus qu’un stock théorique de cinq mois. La part des secteurs aménagés n’est que de 34 %, confirmant le positionnement des opérations en secteurs diffus, notamment dans les centres-villes, à l’instar de Mérignac.

Quant aux prix, ils ont tendance à poursuivre leur hausse, avec une moyenne de 3 900 €/m2 sur la métropole.

Enfin, si les propriétaires investisseurs représentent 66 % des ventes, la part des propriétaires occupants, surtout des secundoaccédants, continue de progresser. À noter qu’un quart des accédants a bénéficié du secteur du logement aidé, avec une TVA à 5,5 % ou au sein de l’opération 50 000 logements.

 

JM1LN : Qu’en est-il des secteurs comme le Bassin d’Arcachon ou le Pays Basque ?

Alain Ferrasse : Le Bassin d’Arcachon a connu le lancement d’opérations conséquentes et au Pays Basque, les réservations ont bondi de 33 % au 2ème trimestre avec 600 réservations tandis que les mises en ventes ont représenté 730 logements, avec un niveau de stock d’environ six mois.

 

 

JM1LN : Les mesures gouvernementales sont-elles rassurantes ?

Alain Ferrasse : Franchement oui ! Pour la première fois, un gouvernement se projette à un horizon de quatre ans, une durée pertinente et qui correspond bien au temps de notre activité.

Que le dispositif Pinel ou le PTZ soit limité à certaines zones nous convient car notre activité de production de logements se situe bien dans les grandes agglomérations, où la densité verticale prévaut, c’est-à-dire principalement les zones B1. Comprenons-nous bien : le dispositif Pinel et le PTZ sont inchangés et c’est pour nous et les futurs acquéreurs une réelle satisfaction. Par contre, il se peut que la FPI propose que certaines villes, actuellement en B2, passent en B1. Il appartiendra évidemment à la fédération de prouver qu’une tension locative justifie bien cette demande.

Deux autres mesures me paraissent trés intéressantes : celle que va donner le législateur pour dénoncer les recours abusifs et limiter leur délai d’instruction, ce qui représente tout de même 30 000 logements actuellement bloqués en France ! L’inversion de la fiscalité des plus-values de cessions de terrains va aussi libérer du foncier.

Il est évident, au final, que le Gouvernement a voulu mettre en place un raisonnement transverse, qui concerne tous les publics, l’investisseur, l’accédant à la propriété, comme le jeune actif ou l’étudiant locataire. L’ensemble des sujets ayant trait au logement est abord.. C’est trés bien !

 

En savoir plus : fpi-aquitaine-poitoucharentes.fr

")