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La marché de la maison individuelle en Midi-Pyrénées

Jeudi 1er mars 2012
La construction de maison individuelle reste largement plébiscitée par les français. Immobilier Mode d'Emploi fait le point avec Gérard Abadie, Président Régional pour la région Midi-Pyrénées de l'Union des Maisons Françaises. Le contrat de construction de maison individuelle (CMI) loi de 1990 reste très largement le mode sécurisé de la réalisation de votre projet; un interlocuteur unique du début à la fin du chantier, une assurance "dommage-ouvrage", des prix fermes et définitifs à la signature.

 La maison individuelle, un attrait justifié pour un investissement patrimonial sécurisé

Gérard Abadie. Président régional de l’Union des Maisons Françaises

  L’activité dans le secteur de la maison individuelle en  2011, dans le prolongement de l’année 2010 est restée bien soutenue. Le nombre de maisons construites sur la région Midi-Pyrénées peut-être évalué entre 5 000 et 5 500, dont environ 3 500 maisons réalisées par les adhérents de l’Union des Maisons Françaises. On peut cependant noter un certain tassement à la fin de l’année. En dehors d’un effet de conjoncture liée à la période, on peut éventuellement craindre que cette tendance n’annonce un recul des ventes pour l’année 2011. Si rien ne laisse présager que l’on puisse de retrouver dans une situation de crise, telle que celle déjà vécue en 2008 et 2009, plusieurs éléments sont de fait susceptibles d’aller dans ce sens. Par exemple l’évolution des coûts, liés à l’intégration du BBC et de la RT 2012, ou à ceux de la construction, ne plaide pas en faveur d’une maîtrise des prix, à laquelle sont pourtant attachés les constructeurs. La mise en œuvre des normes BBC est cependant devenue une priorité pour les constructeurs de maisons individuelles. Nos entreprises s’attachent, en relation avec les industriels, à proposer des solutions techniques, en particulier dans la foulée du Grenelle de l’environnement, qui permettent de fait de baisser les coûts de construction et de proposer un habitat à un niveau de prix qui demeure particulièrement concurrentiel, et même le plus souvent inférieur, à un habitat en collectif,  tout en maintenant une qualité d’usage optimum.  L’autre problème concerne le foncier disponible. La politique de la ville, il convient de le souligner, ne s’inscrit pas de manière évidente en faveur de la maison individuelle. Le prix des terrains, en zone tendue, c'est-à-dire, en ce qui concerne l’agglomération toulousaine, non seulement sur la ville centre mais aussi en première voire en deuxième couronne, demeure trop dissuasif. Si la densification relève, en termes d’urbanisme, d’une certaine logique, l’affirmation d’un besoin de mixité dans les formes d’habitat devrait permettre d’accorder une place plus importante à l’habitat individuel. D’autant que celui-ci, avec la diminution des parcelles et la réalisation de programmes de maisons de ville, n’implique pas nécessairement une consommation d’espace excessive. Ceci dit le choix  de la maison individuelle comme habitat préféré des français, et la sécurisation offerte par la pierre en tant qu’investissement patrimonial, surtout en période de crise, ne peut que nous inciter à rester optimiste

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