Paroles

La dynamique du marché de Bordeaux-Métropole est remarquable

Samedi 7 janvier 2017

Parole d'expert : Alain Ferrasse, Président de la FPI Aquitaine Poitou-Charentes

Le marché du logement collectif neuf est-il relancé ?

Alain Ferrasse : Au regard des statistiques, c’est évident ! Le 2ème trimestre a enregistré 1526 ventes nettes de logements sur Bordeaux métropole, soit + 20 % par rapport au trimestre précédent et + 30 % en l’espace d’un an. Il convient de noter un fait remarquable : ces ventes s’expliquent par une augmentation d’un tiers des mises en ventes de logements ! Nous sommes ravis que les élus aient entendu notre demande car, en effet, ces mises en ventes tiennent à la montée en puissance des permis de construire délivrés dans le secteur diffus et c’est ce denier qui porte actuellement le marché.   

Quid du secteur aménagé sur Bordeaux Métropole ?   

Alain Ferrasse : Le secteur aménagé doit absolument reprendre sa place pour atteindre la moitié des mises en ventes, ce qui n’est pas le cas actuellement. Ginko et les Bassins à flot arrivent à leur terme et le programme des 50 000 logements ne se déploie pas assez rapidement, malgré le fait que de nombreux promoteurs soient lauréats d’îlots.
Or, le prix moyen sur la métropole est de
3882 €/m2, parking compris. Ce niveau est à rapprocher d’un fort niveau de ventes à investisseurs. Certes, les ventes à occupants progressent fortement mais elles sont le fait de secundo-accédants, ce qui est en soit une excellente nouvelle. Au total, cependant, seuls 11 % des ventes sont dédiées à la primo-accession aidée, soit en zone ANRU, soit via le PSLA.  Ceci n’empêche pas que le 3ème trimestre sera aussi très bon.  

Que proposez-vous pour la suite ?  

Alain Ferrasse : On nous reproche souvent de ne pas réaliser assez de grands logements. C’est vrai. Nous devons en proposer plus, mais en les vendant à des investisseurs. Pour louer un logement familial et le transformer au terme des 15 ans en deux logements, un à but locatif et un à titre d’occupation principale, encore faut-il modifier le plafond du dispositif  « Pinel » à un niveau pertinent, en le portant à 400 000 €.  

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