Paroles

Jose Delgado - President Haute-Garonne de L’union Des Maisons FranÇaises

Lundi 4 octobre 2010

 

Le retour des seconds-accédants Le retour des seconds-accédants représente un signe très positif. 

 

L’année 2010, pour la maison individuelle, confirme la tendance qui se dessinait déjà fin 2009. Le niveau d’activité, dans la Haute-Garonne qui concentre, avec l’agglomération toulousaine une bonne part de l’activité,  se maintient à un niveau tout à fait correct, conforme aux attentes. Le cycle semble aujourd’hui régulé. On peut estimer que l’activité est « normale », c’est à dire conforme à la réalité du marché. En fait nous avions connu, sur des années comme 2006 ou 2007, une véritable surchauffe. Le ralentissement, en 2008, beaucoup moins sensible dans la maison individuelle que dans le collectif, suivi d’une relance sensible, a permis de ramener l’activité à un niveau plus raisonnable. Par contre on note un phénomène nouveau qui témoigne de l’amélioration de la situation.

Nous étions très axés sur les primo-accédants, les bénéficiaires du prêt à taux zéro étant l’année dernière majoritaires.  Et on assiste aujourd’hui, du moins sur le département, à un retour assez net des second-accédants, que nous n’avions pas vu depuis longtemps. C’est à dire des personnes qui réalisent une acquisition avant même d’avoir obtenu un « prêt revente ». Il s’agit d’un véritable signe de confiance. Il est vrai que la Haute-Garonne, comparativement à d’autres départements, ou d’autres régions, bénéfice d’une situation économique favorable. Entre autres grandes tendances, on constate une volonté de se rapprocher de la ville centre, Toulouse. Ceci dit, les moyens de transports demeurent déterminant. En bref un acquéreur préfèrera s’installer à une distance relativement lointaine s’il lui est possible de rejoindre rapidement son lieu de travail. L’ouest toulousain, par exemple, qui bénéficie de l’amélioration des liaisons, avec la déviation de Lèguevin, illustre bien ce phénomène.

En matière de prix, la stabilité demeure. En matière de maison individuelle, la variation du prix, au delà de l’évolution du prix de la construction, est surtout lié à celle du foncier. Et soit celui-ci n’a pas trop évolué, soit son augmentation a été compensée par la réduction de la taille des parcelles. Actuellement on peut estimer que le budget moyen d’un acquéreur se situe, pour la maison, autour de 100000 euros, auxquels il faut bien sûr ajouter le prix du terrain. L’investissement total est donc très différent si l’on se trouve dans l’agglomération toulousaine ou dans un secteur du département très éloigné de celle-ci.

L’autre élément à prendre en compte réside dans la prise en compte des normes BBC. Les constructeurs développent une offre qui prend  celles-ci en compte avant même qu’elles soient obligatoires, au 1er janvier 2013 pour l’obtention des permis de construire. Même si l’on considère que le BBC peut représenter un surcoût, la réalité des remboursements, pour un emprunteur ne doit pas énormément varier compte tenu des aides, des prêts « verts » bonifiés, des crédits d’impôts.

En matière d’énergies renouvelables, autre thème à l’ordre du jour, on doit constater que la demande des acquéreurs pour des dispositifs comme le photovoltaïque, la géothermie, demeure très minoritaire. Mais le savoir-faire des professionnels reste nécessaire pour proposer des solutions valables. De manière générale, il faut qu’une maison BBC demeure accessible. C’est notre objectif. Le principal atout, pour des accédants, réside aujourd’hui dans les taux de crédit très bas. La suppression du Pass Foncier, du doublement du PTZ ne présentent pas des inconvénients majeurs à une condition, que les taux de crédit demeurent au niveau actuel.            

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