Paroles

Jean-Philippe Andrieu, Président de la Chambre des notaires de l’Hérault

Lundi 17 octobre 2011

 « Au 1er semestre, le secteur de la revente est reparti »

Immobilier Mode d'Emploi : Quel est l’état de la conjoncture dans l’ancien ?

Jean-Philippe Andrieu : Le premier semestre  a été satisfaisant en ce sens que le marché s’est bien redressé par rapport à 2010 et 2009. Autant 2010 avait été porté dans le secteur neuf par le dispositif Scellier, autant, en 2011, c’est bien le secteur de la revente qui est reparti. Le premier semestre a ainsi vu le redémarrage des ventes dans l’ancien en centre-ville de Montpellier, avec de très bonnes transactions dans l’écusson, à plus de 3 000 €/m2 pour des appartements bien rénovés. Le prix moyen de Montpellier est de 2 500 €/m2 mais avec de fortes variations, comme des prix planchers de 1 000 €/m2 dans certains secteur de La Paillade ou de Celleneuve et des pics de 4 000/4 500 €/m2 pour de beaux appartements dans le secteur de la Place de la Canourgue. Par ailleurs, des secteurs proches, à une rue près, fonctionnent de façon différente : tandis que le marché des appartements situés le long du boulevard Louis-Blanc/Pasteur connait quelques difficultés, ceux de Saint-Charles se vendent bien. Quant au secteur gare, on peut parier sur l’avenir avec le projet d ‘aménagement qui y est prévu et il peut s’avérer intéressant d’investir rue d’Alger, rue Durand, de façon plus générale dans le secteur Rondelet, où l’on se situe dans la moyenne des prix montpelliéraine.

Immobilier Mode d'Emploi : Comment appréhender l’évolution de la conjoncture ?

Jean-Philippe Andrieu : La crise de 2008 a donné un coup de frein brutal à l’activité immobilière, avec une chute brutale des ventes. Si le dispositif Scellier a clairement sauvé le secteur du logement neuf, la hausse des prix qui s’en est suivie a également eu un impact sur le secteur de la revente. Il conviendra d’être vigilent sur l’évolution du marché et notamment sur les effets du Scellier. Toujours est-il qu’il faut reconnaître que Montpellier et son agglomération restent très attractifs. Il convient de préciser que le marché de la petite maison a souffert, comme à Saint-Gely-du-Fesc, Lattes ou Juvignac où l’on surévalue l’importance de la demande. Ces maisons, vendues entre 300 000 et 350 000 €, construites il y a plusieurs décennies, ont vieilli et les revendeurs ne prennent pas conscience de l’usure de leur bien. Le problème est similaire sur le secteur de Saint-Clément-de-Rivière où les maisons ont pour la plupart plus d’une trentaine d’années.

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