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La métropole bordelaise, des indicateurs à l'équilibre

Mardi 23 avril 2019
Pierre Vital, président de l'Observatoire Immobilier du Sud-Ouest, partage avec nous son expertise au sujet du marché du logement sur la métropole Bordelaise.

Comment se comporte le marché du logement sur la métropole ?

Pierre Vital : Le 4ème trimestre 2018, qui éclaire peut-être une partie de l’activité des prochains mois, indique une certaine dynamique du marché avec une réalimentation de l’offre grâce à une reprise des mises en ventes.

 

À trimestre comparable les mises en ventes du 4ème trimestre 2018 progressent de 20 %, alors que sur l’année, elle étaient quasiment étales. De plus, 44 % des logements à vendre concernent des logements en chantier, ce qui est une façon de proposer une offre concrète.

 

Globalement, sur la métropole, la part des ventes en secteur aménagé n’est que de 35 %, essentiellement représentée par Euratlantique et Belvédère. Ce manque d’offre a forcément des conséquences sur les logements proposés en accession maîtrisée.

 

Enfin, nous assistons à un maintien du niveau des prix, à une moyenne de 4 030 €/m² hors parking sur Bordeaux Métropole au 4ème trimestre contre 3 987 €/m² un an avant. Le marché se développe dans un sens favorable : l’offre sur les opérations d'aménagement va progresser et va avoir un effet positif pour les accédants et les investisseurs, sachant qu’il n’y aura pas de changement de zonage et que les taux d’intérêts resteront stables en 2019.

 

Nous sommes en outre à un niveau équivalent à 12 mois de production, ce qui constitue là aussi un indicateur d’équilibre.

 

 

Le Bassin d’Arcachon profite-t-il de cet environnement ?

 

Pierre Vital : C’est différent puisque le 4ème trimestre a confirmé la morosité de ce marché. Par rapport à 2018, ce secteur a enregistré 40% de ventes en moins, à comparer aux – 29 % de Bordeaux Métropole.

 

Le Bassin d’Arcachon est peu alimenté en nouveaux programmes, avec une offre à la vente dont le prix moyen – 4 480 €/m2 hors parking - resté élevé par rapport au prix moyen des ventes. La problématique réside  réellement dans le manque d’alimentation d’une nouvelle offre, notamment à prix abordables.

 

 

Qu’en est-il du Pays Basque ?

 

Pierre Vital : En 2018, les ventes ont reculé de 16 % et les mises en vente de 19 %, amenant le stock théorique à un niveau d’écoulement de 5 mois. C’est la baisse de ce dernier ce qui explique notamment le fléchissement des ventes. Le marché est recentré sur le secteur Côte Basque Adour, qui représente 77 % des ventes. Il consitue le marché durable et pérenne de cette aire géographique. Même si le zonage y est favorable (B1) aux investisseurs, nous assistons à une certaine forme d’équilibre entre investisseurs et accédants en résidence principale.

 

Il est à noter que le secteur Sud Landes a représenté 32 % des ventes de la zone Sud Aquitaine, mais la baisse des mises en ventes devrait bientôt ramener cette part à un niveau inférieur.

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