Paroles

De belles réserves foncières inexploitées sur la zône C

Samedi 12 mai 2012
La zone C, délaissée par les promoteurs et les sociaux laisse de larges territoires vierges pour développer du logement et du lotissement.

Un potentiel insuffisamment exploité dans les zones éloignées de la métropole

® Cyrille Vivas. Président régional du SNAL  (Syndicat national des aménageurs lotisseurs)

Sur l’ensemble de l’année dernière, les aménageurs lotisseurs aquitains ont connu un niveau d’activité satisfaisant, compte tenu de la situation de crise, tant en terme de production qu’en celui de ventes. Si les prix ont enregistré une croissance sensible dans la zone éligible au dispositif Scellier, de 5% à 10%, du fait d’une rude concurrence pour le foncier avec les promoteurs, ils ont connu une stabilité à un niveau favorable à l’accession en zone C. Mais au-delà de ce constat général on a pu noter au deuxième semestre, une baisse de cette activité que nous n’avions jamais observé auparavant dans cette période de l’année. Environ une centaine seulement de transactions sur l’ensemble de la région, au lieu d’un millier en période normale. Une situation qui peut susciter quelques craintes par rapport  à 2012. Nous démarrons l’année avec un très faible stock de lots à bâtir. Par ailleurs on observe un attentisme relativement général de la part des acquéreurs potentiels. Les demandes de prêts auprès des établissements financiers seraient en baisse de près de 25%. A côté d’une augmentation toujours possible des taux d’intérêt, les conditions d’éligibilité, pour un emprunt, se resserrent. Quelques éléments paraissent cependant plus favorables. La suppression du prêt à taux zéro sur l’ancien, par exemple, peut impliquer un certain report, que l’on a déjà ressenti, sur le neuf. La diminution des parcelles va par ailleurs dans le sens d’une certaine baisse du coût global d’une opération, essentiellement sur les zones tendues, urbaines ou périurbaines. 600 à 800 m2  en deuxième et troisième couronne, 200 à 400 m2 à l’intérieur de la zone Scellier, mais avec des opportunités qui demeurent rares. Sur le territoire de la CUB, le PLU, il faut le dire, rend très difficile la réalisation de lotissements. Par contre en zone C, compte tenu de l’absence des promoteurs, concentrés sur les secteurs éligibles au Scellier, comme d’ailleurs de celle des bailleurs sociaux, la seule forme de développement urbain cohérent et contrôlé demeure le lotissement. Les collectivités sont dans l’ensemble plutôt favorables à des aménagements qui peuvent concerner aussi bien les centre-bourg que leur périphérie. Il existe dans ce cadre un potentiel véritable mais qui, faute d’intervenants suffisants, est aujourd’hui insuffisamment exploité.

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