Mixité et équilibre des fonctions
En créant la SEM Oppidéa, la communauté urbaine du Grand Toulouse, qui regroupe les trois sociétés mixtes qui intervenaient auparavant sur son territoire, s’est dotée d’un outil qui est en capacité de répondre aux besoins d’une métropole qui bénéficie d’un développement conséquent. La SEM Oppidéa, l’une des plus importantes SEM au plan national, est en toute logique, un outil exécutoire des politiques publiques de la communauté, dans le respect d’une mise en concurrence imposée par le code des marchés publics.
La création, en parallèle, d’une société publique locale d’aménagement (SPLA), chargée dans un premier temps de porter deux projets majeurs, le futur parc des expositions et l’aménagement du secteur Matabiau en prévision de l’arrivée de la LGV, avec un GIE qui assure une fonction support commune à la SEM et à la SPLA, offre une grande souplesse d’intervention et une gouvernance homogène de ce dispositif opérationnel.
D’une manière générale, la politique d’aménagement urbain de la communauté urbaine, notamment à travers les opérations publiques telles que les ZAC, ou les PAE, s’inscrit dans la volonté d’assurer un meilleur équilibre entre les diverses fonctions, habitat et activités économiques. Nous sommes confrontés à une nécessité, déterminante pour les choix de la communauté urbaine en matière d’aménagement : il faut impérativement réduire les distances domicile-travail. Ce qui implique de créer des zones reposant sur une mixité des fonctions et de développer, dans le cadre du plan de déplacements urbains (PDU) un réseau de transport répondant à ces besoins. Il convient de répondre à la demande, tant en matière de logements que de bureaux, en respectant les impératifs du PLH (programme local de l’habitat) mais aussi les préconisations du SCOT (schéma de cohérence et d’organisation territoriale).
Dans cette perspective nous devons nous attacher à promouvoir une certaine densité, ainsi que la mixité des formes urbaines et la mixité sociale à travers la construction de logements sociaux ou accessibles au plus grand nombre. La production de logements à coût, et à prix, maîtrisés, représente ainsi un enjeu majeur. Le prix du foncier constitue un paramètre important. La communauté urbaine a crée un établissement foncier local (EPLF) désormais doté de la possibilité de percevoir une taxe parafiscale. Celui-ci doit permettre d’éviter la spéculation de permettre aux opérateurs, à travers son intervention et celle des collectivités, d’acquérir du foncier à un prix raisonnable, sur la base de 250 à 300 euros le m2 shon pour les logements destinés au marché libre avec un prix de vente n’excédant pas 3 000 euros le m2, et de 150 euros le m2 pour les programmes destinés au logement social.
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