Enquêtes

Ville de Pessac

Jeudi 1er avril 2010

Pessac. Revitaliser le centre-ville et valoriser les espaces naturels. 

 

Enrayer l’étalement urbain, mettre à profit «l’effet tramway » pour susciter une urbanisation cohérente et maîtrisée.
Deux priorité pour une ville universitaire qui souhaite créer, avec l’aménagement du Bourgailh, un espace naturel unique dans l’agglomération bordelaise.

 

Si Pessac devait revendiquer quelque titre de gloire, ce serait certainement lié au fait d’héberger sur son territoire deux des plus prestigieux vignobles du bordelais : Château Haut-Brion et Pape Clément. Deux crus de graves qui contribue sans conteste au rayonnement international d’une ville, la troisième de Gironde, qui fait l’objet, avec 58 000 habitants, d’une croissance régulière. Mais Pessac peut aussi se prévaloir de posséder 65% du campus universitaire, et la quasi-totalité des résidences pour étudiants. Un élément qui joue un rôle d’autant moins négligeable pour l’image de la ville que campus de Bordeaux a été reconnu pôle d’excellence, avec d’importants investissements en perspective. «Pessac est une ville très allongée, avec un urbanisme très pavillonnaire, et subit deux césures importantes avec la rocade et la voie ferrée Bordeaux-Irun. Nous voulons éviter la poursuite de l’étalement urbain vers l’ouest et la forêt des Landes, et vers le nord-ouest ou se trouve un vaste espace naturel, le Bourgailh, qui fait aujourd’hui l’objet d’un projet d’aménagement » indique Christophe Piette, responsable du service urbanisme.

Cohérence avec le paysage urbain

 Aujourd’hui la politique d’urbanisme de la municipalité s’appuie sur l’affirmation d’une polarité forte du centre ville. Une volonté qui passe par un vaste projet de rénovation avec l’aménagement d’une ZAC de 9 hectares sur laquelle doivent être construits environ 200 logements, à côté de la réalisation d’équipements publics, de groupes scolaires, de plus de  3 000 m2 de surfaces commerciales, autour de la gare SNCF et de la station du tramway. Deux opérations ont déjà été réalisées dans ce cadre, par Domofrance avec un ensemble de logements sociaux, et par Icade Capri, qui représentent une cinquantaine de logements. Deux importants îlots ont par ailleurs été récemment attribués à Bouygues Immobilier, pour un projet associant logements et activités commerciales, avec un vaste cœur d’îlot arboré. Un programme qui s’inscrit en cohérence avec le paysage urbain existant avec « une démarche exemplaire en matière de développement durable ». Conçu par le cabinet d’architecture et d’urbanisme Christian Devillers, l’opération permettra la construction de 61 logements diversifés, du T2 au T5, labellisés Habitat et Environnement, ainsi que 1 500 m2 de surface commerciale. Les premiers travaux débuteront  courant 2010.
L’ensemble de la ZAC devrait être terminé l’horizon 2016 à 2018.

Des projets autour du tramway
  
D’autres opérations sont également prévues le long du second volet de la ligne de tramway, avec un parc urbain d’environ 5,5 hectares, et un projet d’aménagement autour de la station du tram, avec quelque 22 000 m2 de shon en perspective, concernant la construction de logements en accession et de logements locatifs sociaux.
Le prolongement de la ligne de tramway va par ailleurs permettre de mener à bien un ensemble de projets concernant la création d’un véritable village lié aux activités artisanales, la « Cité des métiers ». Une recomposition urbaine est également prévue qui concerne le secteur de Lalouette. Par ailleurs la ville va engager, en partenariat avec la communauté urbaine et la société de logement social Domofrance,  une vaste opération de réhabilitation du quartier d’habitat social la Chataigneraie-Arago, qui concerne prés de 1 400 logements.

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