Enquêtes

Ville de Nîmes - 2009

Mercredi 4 mars 2009

« L’agglomération doit se préparer à recevoir 25 000 habitants supplémentaires »

 

 

Logements neufs à Nîmes : un marché libre !

Pour faire face à l'accroissement de population, Nîmes projette à travers son PLH (Programme Local de l’Habitat), la création de 1000 logements par an pendant 10 ans, grâce essentiellement au renouvellement du tissu urbain existant au travers de constructions neuves ou d'opérations d'amélioration de l'habitat (OPAH.....), et à des opérations nouvelles comme le quartier Hoche Sernam ou le projet Mas Lombard….

Un marché qui s’auto-régule

Si les approches trimestrielles sont toujours assez délicates sur de petits volumes, l'analyse des dernières données publiées par Adéquation sur le Gard (troisième trimestre 2008) mérite une attention particulière. En effet, sur un marché qui nous habituait à un niveau de réservations de l'ordre de 140 à 170 logements par trimestre, le 3ème trimestre semble marquer le pas avec une centaine de logements neufs vendus. Un constat que tempère Alain Penchinat, Directeur des Villégiales : «Le marché s’autorégule. Il est faible en activité, mais il est financièrement sain. On est donc loin d’une grande catastrophe annoncée. C’est la différence fondamentale avec la crise de 1991. Dans le cas actuel, la profession de promoteur s’est autorégulée et a réagi très vite. »

Une politique foncière limitée

Adéquation annonce un volume de 630 logements neufs offerts à la vente début octobre 2008. Un volume que Patrick Rétière-Lehideux, Directeur commercial chez Icade regrette cependant « Le marché est aujourd’hui particulièrement concurrentiel. Il y a encore de nombreux programmes aussi bien sur le boulevard Jean Jaurès que dans les nouveaux quartiers » Dans ces conditions, l’emplacement des opérations fait plus que jamais la différence. « Nous réalisons actuellement une résidence (« les terrasses des Costières »-ndlr-) près de la piscine olympique et à proximité immédiate de la station de TCSP. Cette situation est un plus pour la commercialisation… » Hormis le Mas Lombard, dont le nombre de logements prévus vient d’être réduit d’un tiers, l’intervention de la Ville de Nîmes en matière d’habitat privé est limitée. Une situation que relève Alain Penchinat, avec un certain franc parler : « Nîmes est un marché qui, en poids, n’a rien à voir avec Montpellier pour deux raisons : sa taille plus limitée.mais, également, l’absence de politique foncière de la Ville. Le marché est donc complètement libre et la conséquence est que les charges foncières sont plus coûteuses à Nîmes qu’à Montpellier ! Cela se traduit par des prix de vente élevés pour un pouvoir d’achat relativement faible .

")