Enquêtes

Ville de Grenade

Vendredi 21 novembre 2008

Conforter une vocation de bourg-centre en développant le commerce et l’économie

 

Rémy André, maire de Grenade, président de la communauté de communes Save-Garonne.

 

Immobilier Mode d’Emploi : Quel est l’impact du développement de la métropole toulousaine sur Grenade. Quelles adaptations cela implique-t-il de la part de la commune ?  

Rémy André : L’impact, en toute logique est avant tout démographique. Actuellement nous comptons un peu plus de 8000 habitants. La population a doublé en quinze ans. Nous devons absolument maîtriser cette croissance. Nous sommes effectivement une commune de la troisième couronne. Pour autant je ne veux pas considérer Grenade comme un satellite de Toulouse.
Grenade a essentiellement une vocation de bourg centre dans un territoire rural. Il faut pleinement assumer et conforter cette fonction. Bien entendu beaucoup d’habitants travaillent à Toulouse, mais je veux éviter que le commune devienne une simple commune dortoir, il faut enrayer ce phénomène. D’ailleurs le SCOT  prévoit que Grenade devienne un pôle d’équilibre au nord de l’aire urbaine toulousaine.

Immobilier Mode d’Emploi : Et en ce qui concerne la communauté de communes Save-Garonne ?   

Rémy André : L’impact sur la communauté de communes, qui compte treize communes pour 22 000 habitants environ, demeure naturellement variable selon les secteurs. Une commune comme Merville, par exemple, qui est directement au contact de l’agglomération, subit une pression importante avec un nombre conséquent de logements construits ou en projet. Mais chaque collectivité garde la compétence de son développement dans le cadre de son PLU spécifique. Dans les prochains mois nous allons mettre en place, au niveau de la communauté, un programme local de l’habitat, et un Agenda 21 est en cours d’élaboration.

Immobilier Mode d’Emploi : Quel est dans ce cadre, pour Grenade, votre stratégie de développement ?    

Rémy André : Nous voulons donner une priorité à l’emploi afin de favoriser un développement endogène. Soutenir une attractivité qui s’exerce, sur le plan commercial, sur le nord du département et même le sud du Tarn-et-Garonne. Dans un premier temps nous allons nous attacher à developper l’économie locale avec la création d’une zone d’activité de 150 à 200 hectares au débouché de la «voie lactée » la future 4 voies qui prolongera en 2012 le contournement de Blagnac jusqu’au sud de Merville. Une situation d’autant plus stratégique qu’elle se situera également au futur pont de franchissement de la Garonne réalisé par le Département dont la réalisation est prévue entre 2012 et 2015. Par ailleurs nous développons une zone commerciale et d’activités tertiaires d’une cinquantaine d’hectares à l’entrée sud de la ville.

Immobilier Mode d’Emploi : Et en matière de logements ?    

Rémy André : Nous allons sursoir aux « gros » permis de construire collectifs pendant les trois prochaines années. Les axes de notre politique d’urbanisme, en matière de logement, seront définis dans le cadre du PLU dont nous allons entamer la révision. Actuellement l’essentiel de la construction neuve se concentre dans des lotissements sur les côteaux en bordure de la route de Toulouse, ainsi que dans une zone inondable, en bordure de la Save, ce qui nous pose un réel problème. A l’avenir nous travaillerons sur une densification autour de la bastide pour réaliser une liaison entre ces lotissements et le tissu ancien. Aujourd’hui il reste en chantier un programme Monné-Decroix en fin de livraison, quelques petits lotissements, et quelques petits collectifs de logements sociaux.

Immobilier Mode d’Emploi : Disposez-vous de réserves foncière ?    

Rémy André : Non, quasiment pas. Ce qui pose d’ailleurs un autre problème majeur. Qu’il nous faudra résoudre dans les années à venir, mais qui reste évidemment conditionné par nos capacités de financement.

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