Enquêtes

Ville de Biarritz

Mercredi 9 septembre 2009

Biarritz, favoriser l’accès au logement en préservant l’identité de la ville

 

La station balnéaire du pays basque est confrontée à la nécessité de développer une offre de logements accessibles avec des capacités de construction limitées. L’aménagement du quartier Kléber représente une réponse diversifiée dans un objectif de développement durable.

 

Dès le mois de septembre, l’aménagement du quartier Kléber, entre l’avenue du même nom et le boulevard Augusta, est entré en phase opérationnelle. La maîtrise foncière par la ville de l’ensemble du secteur, environ 5 ha qui font l’objet d’une procédure de ZAC, est désormais acquise. Préalable du projet, le déménagement du centre technique municipal est effectif depuis début octobre. Une phase de démolition est cependant nécessaire avant le lancement des premières constructions, vers le mois de septembre 2010. L’aménagement du quartier Kléber, réalisé directement par la ville dans le cadre d’une régie, sur un projet du cabinet d’urbanisme Samazuzu,  représente le grand projet aujourd’hui en cours à Biarritz. « Le quartier Kléber représente un enjeu essentiel pour la ville. Il doit répondre à une demande importante de logements qui concerne l’ensemble de le côte basque » explique Didier Borotra, sénateur-maire de Biarritz. «Nous enregistrons une progression des résidences secondaires au détriment des résidences principales, et les victimes de cette évolution sont d’abord les jeunes et les familles. Les personnes de plus de 60 ans représentent aujourd’hui entre 35% et 40% de la population biarrote. Le départ des jeunes, la difficulté des classes moyennes d’accéder à la propriété du fait de la spéculation immobilière créé une obligation de construction de logements à loyer conventionné ».
 
Mixité des fonctions
 
Le quartier Kléber représente la construction d’ici quatre à cinq ans, de 350 logements, dont environ 220 logements sociaux, une cinquantaine de logements en accession sociale à la propriété et le solde sur le marché libre. Un programme d’aménagement, souligne Didier Borotra, qui doit donner lieu à la création d’un véritable quartier, articulée sur la mixité des fonctions. Environ 3 000 m2 de bureaux sont ainsi prévus, ainsi que 1 500 m2 de commerces de proximité et divers équipements publics : espace petite enfance, locaux destinés aux associations et à l’école de danse, équipement à vocation environnementale. Car le future quartier devra répondre aux principes du développement durable : aménagement des espaces publics, bâtiments basse consommation, ventilation double-flux pour les logements, récupération des eaux pluviales, étude pour réseau de chaleur mutualisé, liaisons douces avec le centre ville etc.

Une forte densité urbaine
 
Pour important qu’il soit, le quartier Kléber demeure aujourd’hui, à l’exception de quelques interventions ponctuelles, le seul projet immobilier d’envergure pour une ville qui possède déjà, en grande partie du fait des résidences secondaires, une forte densité urbaine dans un espace extrêmement contraint. Au sud de la ville, la création d’une importante zone verte le long du littoral, classée Natura 2000 interdit toute construction. Dans le périmètre de l’aéroport le même problème se pose. La ville a par ailleurs mis en place une ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) qui contingente les interventions sur le tissu urbain. La ZPPAUP complète le PLU en y ajoutant des dispositions qualitatives destinées à sauvegarder et à valoriser le patrimoine bâti de la ville. Quelque 837 immeubles sont concernés par ces préconisations. « Il s’agit d’un projet global pour la préservation d’un patrimoine architectural et paysager, de l’identité propre à Biarritz » précise Didier Borotra. Une démarche de valorisation qui implique l’intervention de grands noms de l’architecture pour la réhabilitation des équipements anciens, tels Jean-Michel Wilmotte pour le Bellevue, François Lombard pour le casino municipal, ou la construction de nouveaux équipements, à l’exemple de Steven Holl pour la Cité de l’Océan et du Surf.

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