Enquêtes

Pau

Lundi 18 octobre 2010

Pau, des opérations diversifiées pour un urbanisme durable

La nécessaire diversification de l’offre en matière de logements s’appuie sur des projets d’aménagement qui concernent simultanément le centre-ville et la périphérie. La requalification des espaces publics va aujourd’hui de pair, pour le chef-lieu des Pyrénées Atlantiques, avec la mise en valeur de son riche patrimoine architectural

 

 

Au cœur même de Pau, la construction de la médiathèque, en cours, signe l’un des actes forts d’une opération de requalification urbaine de l’ensemble du centre-ville. La médiathèque n’est pas le seul équipement susceptible de valoriser cet espace. A proximité immédiate, la réalisation de l’Ecole supérieure des arts appliqués et de la communication (ESAAC) dans l’ancien couvent de la Miséricorde, s’inscrit également dans ce projet global. Il en est de même du réaménagement et de la rénovation architecturale des halles, avec, à la clé un vaste projet de réhabilitation et  de mise en valeur non seulement du parvis  devant les halles, mais aussi de l’ensemble de l’espace entre les halles et la médiathèque. A l’avenir la mise en œuvre d’un transport en commun en site propre devrait apporter un élément de valorisation supplémentaire au quartier.

Mise en valeur du patrimoine architectural

Le projet urbain qui constitue aujourd’hui l’une des priorités de la Ville repose de fait sur plusieurs axes forts. L’ensemble des espaces publics
sont ainsi concernés, notamment l’ensemble des places et  des sites tels la promenade de Verdun, les allées de Morlaas ou le boulevard des Pyrénées. Des interventions qui concernent également le logement avec la mise en œuvre d’une OPAH toujours en cours, avec un périmètre élargi, dans une deuxième phase, au-delà du centre historique stricto sensu. «Nous devons nous attacher à proposer une offre de logements diversifiée qui intègre à la fois logements sociaux et destinés au marché libre » indique Martine Lignières-Cassou, député-maire de Pau. « Nous devons mettre en adéquation l’offre et la demande, la réhabilitation des logements vacants participe de cette démarche. La restauration et la mise en valeur du patrimoine architectural représente par ailleurs un élément important de notre action ».  Les interventions sur le boulevard des Pyrénées, promenade et belvédère emblématique de la cité paloise, demeurent en ce sens particulièrement délicates dans la mesure ou il s’agit d’un site classé au titre des « horizons palois ».
La vue portant sur les côteaux de Jurançon,  sur les flancs desquels la construction est, pour les mêmes raisons, strictement règlementée, doit être naturellement préservée. Et les constructions sur le boulevard lui-même doivent s’inscrire harmonieusement dans le bâti existant.

Un nouveau parc urbain

Le boulevard des Pyrénées domine, en particulier, le secteur de la gare et la plaine du gave. Un territoire aujourd’hui concerné par un projet d’aménagement d’envergure. « Les portes du gave » sont appelées, dans le cadre d’un véritable parc urbain, a intégrer programmes de logements, activités tertiaires, équipements publics, espaces verts et naturels. Trois équipes d’urbanistes ont été présélectionnées et travaillent actuellement sur la définition du projet. Celui-ci s’appuie sur un certains nombre de réalisations d’ores et déjà effectives. Il en est ainsi du stade d’eau vives, avec l’aménagement d’une partie du cours du gave, destiné à accueillir par exemple des compétitions de canoë-kayak, ou celui des berges de la rivière, pour un parcours découverte d’un milieu naturel protégé dans le cadre d’une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique).
Ou du PILPA (pôle intercommunal de lecture publique et d’archives) qui prend place dans une ancienne usine de tramways désaffectée. Mais le territoire concerné s’étend largement au sud, sur plus d’une soixantaine d’hectares, jusqu’aux communes de la périphérie paloise. Le secteur de la gare elle-même, avec l’emprise ferroviaire, se trouve directement inclus dans le périmètre de l’opération. Des discussions sont en cours avec le Réseau Ferré de France en vue de la cession de terrains.
A plus long terme une autre opération d’envergure devrait voir le jour à l’est de la ville. Pivot du projet,  l’ancienne caserne Pissard-Santarelli, rachetée par la Ville. La friche militaire concernée représente 22 hectares. Mais le secteur aménagée, débordant sur la commune voisine, Biganos, représenterait au total plus d’une centaine d’hectares.
Dans un  esprit de mixité, fonctionnelle et sociale, qui prévaut aujourd’hui  à toute opération d’aménagement, plusieurs centaines de logements, un potentiel de 1 000 à 1 500 logements est évoqué,  pourraient donc être construits, à côté d’activités économiques et de divers équipements de proximité.
Mais la mise en œuvre de ce projet implique nécessairement l’élaboration d’un schéma directeur d’aménagement.

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