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Montpellier et Agglo : Ce Sont 1 300 Logements Qui Vont Etre Lances Sur les Zac

Mercredi 7 avril 2010
Montpellier et Agglo : Ce Sont 1 300 Logements Qui Vont Etre Lances Sur les Zac

« Ce sont 1 300 logements qui vont être lancés sur les ZAC »

 

 

Thierry Laget, Directeur Général de la SERM

 

Immobilier Mode d’Emploi : Localement, que recouvre la mission d’aménageur public ?

Thierry Laget : Il s‘agit, sur Montpellier, de mettre en œuvre des projets territoriaux, d’assurer une offre foncière suffisante et d’être l’outil du renouvellement urbain comme sur Grand Cœur ou à la Mosson dans le cadre de l’ANRU. L’aménageur est également présent sur l’agglomération via la production de terrains sur les parcs d’activité ou pour répondre aux projets de communes. La moitié de la production de logements est située en dehors de Montpellier. Nous n’avons pas vocation à être sur tous les projets mais essentiellement ceux qui entrent dans le cadre du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), qui sont d’intérêt communautaire et qui requièrent une ingénierie particulière, comme c’est le cas sur la Route de la Mer.

IME : En quoi la SERM est-elle utile alors que le marché immobilier se porte bien ?

Thierry Laget : Un certain nombre d’outils gouvernementaux, dont le dispositif Scellier en tête, ont contribué à l’amortissement de la crise. Pour autant, cela ne suffit pas et tout l’intérêt pour Montpellier et son agglomération est de disposer d’un tel aménageur pour coller réellement au marché. Dans la mesure où la mise sur le marché de terrains est régulée et régulière, les ZAC ont ainsi pu produire 1 312 logements en 2009 alors que, si nous avions cédé à certaines sirènes, nous en aurions permis plus. C’est le partenariat constant avec les collectivités et les promoteurs constructeurs qui permet d’être à l’écoute permanente du marché, de produire l’offre réelle liée à la vraie demande, avec une typologie adaptée, composée d’un tiers de logements sociaux, d’un tiers de logements en accession et d’un tiers de logements « libres ». Ainsi, les promoteurs constructeurs sont assurés que les opérations mises sur le marché se déroulent dans les meilleures conditions, comme c’est le cas d’Ovalie, à l’Ouest, qui devient un quartier très recherché. C’est cette mise raisonnée de charges foncières sur le marché qui lui permet d’être équilibré.

IME : Comment procédez-vous à la mise en œuvre de la politique en matière d’accession ?

Thierry Laget : Le fait d’atteindre l’équilibre financier lors du montage des Zac permet d’imposer une part de 30 % des logements destinés à la primo accession. Ces logements à prix maîtrisés, que réalisent les promoteurs, se situent à un prix de sortie de 2 400 e le m2, de façon identique à l’Est et à l’Ouest, ce qui est à rapprocher d’une fourchette moyenne de prix sur le marché compris entre 3 000 et 3 800 e le m2. Ces logements sont clairement une spécificité montpelliéraine et représentent un volume d’environ 250 logements qu’il serait compliqué de faire croître. Montpellier réfléchit actuellement à la mise en place d’un dispositif complémentaire avec le Pass Foncier® et, au regard des orientations du PLH, nous serons de plus en plus orientés vers la recherche d’une offre diversifiée.

IME : Quels sont les principaux repères pour l’année 2010 ?

Thierry Laget : Ce sont environ 1300 logements qui vont être lancés sur les ZAC de Montpellier, essentiellement à l’Est avec la deuxième phase de Parc Marianne. Sur la partie Sud du Parc, 200 à 250 logements seront attribués cette année et nous assisterons à la fin des Jardins de la Lironde, avec l’attribution de 150 logements. Pour l’Hôtel de Ville, fin 2010, la partie logement verra l’attribution de 150 logements. Dans le secteur Ouest, nous avançons la poursuite d’Ovalie, avec 200 logements attribués et le lancement des Grisettes avec 300 logements en 2010. Au final, ce travail mené en amont sur le foncier et sur une planification des opérations conforte ce marché sain installé dans une conjoncture favorable.

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