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Le bassin d’Arcachon, un marché limité

Jeudi 20 juin 2013
Traditionnellement attractif, le bassin ne dispose pas d'une offre suffisante pour répondre aussi bien à la demande de la clientèle extérieure qu'à celle de la population locale. Avec des prix, dans les emplacements privilégiés, à la mesure de la rareté des biens disponibles.

Le bassin d’Arcachon, un marché limité
 

Il y a un an Arcachon inaugurait son nouveau centre. Réalisée, dans le cadre d’une ZAC, par Eiffage Immobilier, la «Ville d’Eté », affiche une architecture en référence directe aux anciennes villas qui font le charme élégant de la station balnéaire. Cette opération d’urbanisme, avec 300 logements autour d’un marché couvert de 1 500 m2, qui intègre également 5 000 m2 de surfaces commerciales, un cinéma multiplex, des espaces publics, est aujourd’hui la seule réalisation d’importance sur l’ensemble du bassin. Marché de niche en grande partie, avec une présence déterminante des résidences secondaires, le bassin d’Arcachon, notamment dans et autour sa ville-centre, offre de fait peu d’opportunités. Hormis la «Ville d’Eté » rares sont les programmes neufs commercialisés récemment sur celle-ci, à quelques exception près, bien sûr de moindre envergure, comme «La Villa Marine » par le groupe Seixo, «Le 18 Molière » par Européan Homes ou «La Villa Chloée » par Sefiso Atlantique. Il est vrai que les prix pratiqués sur les secteurs résidentiels les plus recherchés, entre 5 000 et quasiment 9 000 euros le m2 pour les meilleurs emplacements, limitent singulièrement le marché potentiel.
De rares opportunités


Si le bassin d’Arcachon attire toujours autant une clientèle relativement fortunée, au détriment souvent d’une population locale qui trouve difficilement à se loger à un prix raisonnable, les opportunités demeurent d’autant moins nombreuses qu’au peu de foncier disponible s’ajoute souvent des règlements d’urbanisme dissuasifs. Seules les communes disposant de quelques réserves mettent en œuvre, ou étudient, des projets conséquents. A la Teste-de-Buch, par exemple, la deuxième tranche de l’Espace Captal doit être livrée cette année. Réalisée par le groupe Pichet, cette opération, qui représente 168 logements, avec 28 commerces en pieds d’immeubles, s’inscrit également dans une revitalisation du centre-bourg. A Lanton, Nexity doit aussi livrer dans les prochains mois un programme de 58 logements. La ville d’Andernos, ou le groupe Seixo et Aquipierre finissent de commercialiser deux programmes avec respectivement 21 et 19 logements, étudie pour sa part un projet d’urbanisation du site du Matoucat, susceptible de permettre la réalisation de 350 lots, 120 logements sociaux, avec 3,5 hectares réservés à des équipements publics.

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