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Landes

Mercredi 9 septembre 2009

Landes,  un marché soutenu par l’immobilier de tourisme

 

Entre les plages, la forêt et les collines de Chalosse, le plus vaste département de l’Hexagone doit à la  coexistence de deux marchés distincts, et au relatif dynamisme des stations du littoral, de mieux résister à la crise malgré une baisse d’activité conjoncturelle

 

De tous les départements de la région Aquitaine, les Landes demeure certainement le plus marqué par la dichotomie existant entre un littoral devenu au fil des ans un pôle d’attraction estival pour une clientèle provenant de toute l’Europe et un arrière-pays au caractère rural marqué à l’exception de deux villes moyennes, sa capitale administrative, Mont-de-Marsan, et Dax, première ville thermale au plan national. Une double réalité qui se retrouve en toute logique dans le marché du logement. Le littoral bénéficie d’une demande en grande partie portée par la construction de logements à vocation touristiques. Des résidences secondaires mais aussi, dans une certaine mesure, des résidences principales pour des personnes désireuses de prendre leur retraite au bord de l’océan, qui ne disposent pas de moyens leur permettant une acquisition dans les secteurs plus huppés du bassin d’Arcachon ou sur le littoral basque, mais qui bénéficient tout de même d’une capacité relativement conséquente d’investissement. Le marché intérieur concerne pour l’essentiel une clientèle résidente, d’origine locale ou travaillant sur le littoral, voire pour le sud du département, sur les zones d’activités du pays basque voisin.

La loi Scellier, un périmètre limité

Mais littoral ou intérieur, l’immobilier neuf à connu dans le département comme ailleurs, un tassement assez sensible. «A partir du second semestre de l’an dernier on a constaté, selon les observations de l’ensemble de nos confrères, à un net recul » déclare maître François Petges, notaire à Castets. «Pendant plusieurs mois on n’enregistrait aucun nouveau programme. Mais depuis quelques mois les choses bougent. Les promoteurs repartent à la recherche de foncier ». Constat identique pour Philippe Seixo, créateur et dirigeant de la société du même nom, installée à Saint-Vincent de Tyrosse. « On a assisté à une baisse marquée en fin d’année mais il semble que les Landes ont tout de même mieux résisté que d’autres départements. Et le littoral a toujours témoigné d’un certain dynamisme ». Ainsi Seixo a pratiquement pu maintenir un rythme de production satisfaisant au cours des six deniers mois. «Le doublement du PTZ joue un rôle évident pour les primo-accédants. La loi Scellier doit également favoriser le lancement de nouveaux programmes. Le problème c’est qu’elle ne concerne dans les Landes qu’un secteur limité du littoral ».
  
Favoriser la diversification de l’offre
 
En matière de prix, selon des données de la chambre syndicale des notaires, le département aurait enregistré au cours des douze derniers mois, une baisse estimée à 5,7%, avec, à titre d’exemple, un prix moyen, pour un T3, de 2 700 euros le m2. Un chiffre qui cache cependant de grandes disparités. A Cap Breton, toujours pour un T3, le prix à enregistré une hausse de 9,4% avec un prix de plus de 4 400 euros le m2, alors que le même appartement à Dax vaut 2 968 euros le m2 et a connu une valorisation de 5%. Quelques opérations publiques d’aménagement sont par ailleurs en cours qui devraient favoriser le nécessaire développement d’une offre diversifiée, telles la ZAC de Pémégnan à Dax, la ZAC de la gare à Dax ou la ZAC des Hournails à Mimizan, un éco-quartier aménagé par le groupe toulousain Gotham avec 500 logements en perspective, dont 30% de logements sociaux et une résidence de tourisme, privilégiant la construction bois.

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