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L'Union

Mercredi 29 septembre 2010

L’Union, une qualité de vie préservée aux portes de  Toulouse 

 

A l’entrée nord-est de Toulouse, l’Union a connu une croissance liée à celle de la métropole. Confrontée aujourd’hui à l’absence de foncier disponible, ses principales priorités concernent désormais le cadre de vie, les transports et le développement économique

 

 

Avec une population de 12 400 habitants pour une superficie totale 692 hectares, la commune de l’Union a aujourd’hui terminé sa croissance. «L’urbanisation de la commune a débuté au milieu des années 1960, nous pouvons considérer qu’elle est désormais achevée » souligne le maire, Georges Beyney. A la porte même de Toulouse, au nord-est de la ville centre, l’Union, effectivement, ne dispose plus aujourd’hui de la moindre réserve foncière. « Les seuls terrains libres sont situées sur la zone de La Violette, dédiée essentiellement aux entreprises et aux activités artisanales. Avec la révision du PLU nous avons accepté de muter 7 à 9 hectares en zone d’habitation, mais partie prenante du Grand Toulouse, nous nous inscrivons dans la politique du logement de la communauté urbaine, et pour le moment nous ne savons pas quel parti sera pris quant à la stratégie d’aménagement de cette zone, ZAC publique, privée, ou, dans un premier temps, création d’une ZAD… ». Un opérateur privé s’intéresserait de très près à ces terrains, bien situés, mais la décision appartient de fait aux instances communautaires dans le cadre de la compétence urbanisme.

Un bon niveau d’équipement
 
Pourtant la demande, en toute logique pour une commune de la première couronne, demeure forte. Mais les transactions se limitent pour l’essentiel à l’ancien. « Nous enregistrons chaque année plus d’une centaine de mutations» indique Geroges Beyney . La seule opération immobilière neuve d’envergure, Les Ambassadeurs, un programme de 220 logements et des commerces en pied d’immeuble, en bordure de la route de Toulouse, réalisée par l’organisme de logement social le Nouveau Logis Méridional, date de cinq ans. «Nous voulons avant tout conserver une ville à taille humaine, agréable à vivre » affirme le maire. «En regroupant par exemple les commerces dans des secteurs dédiés, mais aussi en préservant ou en créant des zones vertes, à l’exemple d’une véritable forêt d’une vingtaine d’hectares que nous créons dans le vallon de la Sausse ». La qualité de vie passe par ailleurs par un très bon niveau d’équipements publics, groupes scolaires, crèches, salle des fêtes, piscines, terrains de sports, complétés par la construction en cours de lancement d’un nouveau complexe sportif.

Une priorité, les transports en commun

Les seules opérations d’urbanisme envisageable sont liées à une logique de renouvellement urbain, avec une politique de densification le long des axes routiers. L’Union est en effet traversée par la RD 888, la route Toulouse-Albi, et par la route de Lavaur, la RD 112, deuxième axe pour l’importance du trafic de l’agglomération, et se trouve confrontée à un problème de circulation conséquent. La question des transports, et spécifiquement des transports en commun, est ainsi devenue une préoccupation majeure. Principale pierre d’achoppement, la création d’un système de transport par bus en site propre, le long de la RD 888, était prévue.  « Les entreprises commençaient même à s’installer quand tout à été arrêté » rappelle Georges Beyney, qui ne cache pas son dépit. La raison de cet avatar : une polémique qui se traduisait par l’impossibilité d’abattre les vénérables platanes plantés sur le trajet. Malgré l’étude d’une solution alternative, le projet, au grand dam du maire, est toujours en stand-by. Enfin l’Union bénéficie de la présence sur son territoire d’une partie de la ZAC de Gramont, majoritairement située sur le territoire de la commune voisine de Balma. Une petite partie certes, 5 hectares sur les 170 que compte la ZAC, mais qui, réservée à des activités économiques, permettra de faire le lien avec la zone de Montredon, au sud de la commune.

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