Enquêtes

Canet en Roussillon

Dimanche 13 mars 2011

Canet-en-Roussillon « L’objectif est d’atteindre 50 % de résidences principales ».


 

Bernard Dupont,Maire de Canet-en-Roussillon et vice-président de Perpignan-Méditerranée

 

Immobilier Mode d'Emploi : Comment vous positionnez-vous par rapport à Perpignan ? 

Bernard Dupont : La proximité avec la ville centre – nous sommes la deuxième commune de l’agglomération en termes de population – et le lien direct avec la voie rapide constituent un atout.
Notre stratégie consiste à transformer la station balnéaire en ville touristique, c’est-à-dire de mettre en place une conception urbaine à connotation touristique. Nous pouvons mesurer cet engagement dans la proportion de résidences principales par rapport à l’ensemble du parc immobilier.
Alors que cette part n’était que de 21 % il y a quelques années, il est aujourd’hui de 42 %. L’objectif est d’atteindre un parc de résidences principales équivalent à la moitié des logements de la commune. C’est une nécessité pour augmenter le niveau des services commerciaux, tertiaires ou à la personne. Et être en mesure d’offrir des services supplémentaires implique de disposer d’une densité de population suffisante.
C’est la raison pour laquelle nous accompagnons la croissance démographique par une politique volontariste.

Immobilier Mode d'Emploi : De quelle manière et qu’observez-vous en matière de population ?

 

Bernard Dupont : Le PLU renforce un certain nombre de dispositions comme l’obligation de surfaces d’appartements plus importantes pour lutter contre les studios qui n’étaient utilisés qu’en période estivale.
Nous observons deux mouvements au cours des deux derniers recensements. Un mouvement a un impact fort sur la requalification de l’habitat existant avec un apport démographique extérieur conséquent (85 % de la croissance) qui dispose d’un pouvoir d’achat pour lequel les acquisitions se transforment rapidement en résidences principales.
L’autre croissance est centrifuge et prend la forme de Zac comme celle des Alizés, un habitat vertical donnant priorité à l’accession à la propriété, et les Regals, des constructions sous forme de villas. Nous sommes dans une station bipolaire associant la plage et le confort du village.
Ces deux entité sont destinées à se réunir et le dernier trait d’union est représenté par la Zac les Alizés, destinée à devenir le futur centre urbain de Canet-en-Roussillon.

Immobilier Mode d'Emploi : Où en sont ces Zac en 2011 ?  

Bernard Dupont : La Zac des Alizés a été approuvée en juillet 2008 et nous sommes dans la phase pré-opérationnelle, avec un lancement de concertation et l’aménageur doit être choisi sous peu. En dehors de sa particularité d’être un écoquartier, cette Zac se caractérise par le fait qu’elle est réalisée autour d’un parc urbain de 1,5 ha. La hauteur des opérations sera plus élevée du côté du port et déclinera vers le secteur résidentiel, passant du R+5 à du R+1/R+2. Cette opération qui comprendra 450 logements devrait démarrer début 2012 avec un rythme de commercialisation d’une centaine de logements par an.
Nous souhaitons aussi attirer à nouveau la jeune population active en portant le quota de logements sociaux à 35 %, dont 5 % d’accession à la propriété.
Quant à la Zac des Régals, dont le démarrage est prévu début 2013, nous avons trouvé un accord avec l’établissement public foncier pour réaliser les acquisitions foncières et nous réalisons actuellement le plan masse ainsi que les caractéristiques des logements.
Enfin, en matière de requalification urbaine, nous mettons 50 logements supplémentaires sur le marché chaque année.
L’idée reste d’offrir la possibilité à ceux qui le souhaitent de trouver un logement sur la commune. La commune est considérée par le PADD comme un pôle d’équilibre littoral et ces deux opérations vont permettre de ne pas prendre de retard.

Immobilier Mode d'Emploi : A quoi ressemblera la commune une fois cette transformation engagée ? 

Bernard Dupont : A terme la commune, qui aujourd’hui environ 13 000 habitants pourrait atteindre 18 000 à 20 000 habitants. Pas au-delà où existent des effets néfastes  en matière d’urbanité. Nous souhaitons augmenter la qualité de l’offre touristique et celle-ci n’est évidemment pas remise par nos orientations.
La problématique des transports, qui est l’une des causes de la création de la communauté d’agglomération, est essentielle et si le TGV circule, c’est bien le résultat de la volonté communautaire.
Et il n’y a qu’à voir le flux domicile-travail pour en constater la nécessité. Canet-en-Roussillon compte en effet un centre d’activités avec le pôle nautique qui compte actuellement 350 d’emplois et un millier à terme.
Notre atout est de taille : en dehors des friches industrielles de certains ports, nous sommes la seule destination en Méditerranée capable d’offrir des terrains pour qui veut installer son activité.
En outre, avec notre zone d’attraction commerciale, la zone d’influence de Canet va jusqu’à Saint-Cyprien, le secteur de Sainte-Marie et Saint-Laurent-de-la-Salanque.
Au final, nous offrons aux jeunes ménages qui souhaitent s’installer sur notre commune la possibilité de se loger et de disposer de plus de confort qu’ailleurs.

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