Enquêtes

Bayonne

Lundi 18 octobre 2010

Bayonne pousse les murs


Avec l’aménagement de la ZAC du Séqué, qui prend le relai de celui de la ZAC d’Arrousets, la ville s’attache à développer une offre de logements adaptée à la diversité de la demande. Des projets qui s’inscrivent dans une démarche affichée de développement durable.

 

 

Bayonne se développe… La deuxième ville des Pyrénées Atlantiques, avec plus de 45 600 habitants,  va bientôt compter un nouveau quartier. Sur la rive droite de l’Adour, à la périphérie de la ville, la ZAC du Séqué est entrée en phase opérationnelle. Quelque 600 logements, répartis dans neuf îlots sur près de 15 hectares, vont ici voir le jour. Les travaux de viabilisation sont en cours et les premiers permis de construire déposés. 319 logements sont prévus dans une première phase, dont 26 % de logements locatifs sociaux et 39 % en accession sociale à la propriété.
Quatre opérateurs se sont déjà positionnés, le groupe SAGEC, Anthélios, la société Ezker, l’office public de HLM de Bayonne ainsi que Procivis, collecteur du 1 % logement. Les premières livraisons sont prévues pour le début 2012.
Mais la ZAC du Séqué n’est pas une simple opération immobilière. L’ensemble du projet, avec un aménagement confié à la Société d’équipement des pays de l’Adour, est conçu comme un véritable éco-quartier. Tous les logements devront obéir à la norme BBC, avec moins de 30 kWh/m2 par an, un système de récupération des eaux pluviales, une priorité donnée aux circulations douces, piétons et vélos, et aux transports en commun, en limitant l’impact de la voiture. Les constructions s’intégreront en outre dans un paysage très arboré, respectueux du patrimoine naturel du site et les espaces publics seront plantés d’arbres fruitiers. La mixité représente l’autre priorité de cette opération avec au final 30% de logements locatifs sociaux et une part importante d’accession sociale à la propriété. Une attention particulière est par ailleurs accordée au prix, avec 19% de logements à coûts maîtrisés qui ne devront pas excéder 2 300 à 2 500 euros le m2.

Favoriser l’offre publique et privée
  
Mais le futur éco-quartier du Séqué n’est pas la seule opération d’envergure aujourd’hui mise en œuvre dans la cité basque. Les besoins en matière de logements demeurent manifestes pour une ville qui a connu, rappelle son maire, Jean Grenet, une croissance démographique de 9% entre deux recensements. « Les opérations d’aménagements en cours doivent permettre d’augmenter l’offre publique et privée en adaptant celle-ci à la demande. Il faut maintenir un équilibre, notre action de réhabilitation des logements anciens doit aussi permettre aux jeunes ménages et aux familles de revenir au centre-ville ». Autre exemple de cette volonté de diversité, la ZAC d’Arrousets est aujourd’hui en cours d’achèvement. Cette opération, qui représente 258 logements, mêle petits collectifs, maisons groupées et pavillons individuels. Deux programmes, réalisés par Icade et Nexity sont encore en cours de livraison. Un autre projet, réalisé sous maîtrise d’ouvrage de la communauté d’agglomération, s’inscrit dans une démarche de récupération de foncier sur d’anciennes friches industrielles. Rive gauche de l’Adour, au débouché du pont Henri Grenet, le programme de la «Tête de Pont », confié à Kaufman & Broad, pour le moment en stand by, devrait voir à terme la réalisation d’un ensemble de logements, de commerces et de locaux dédiés aux activités tertiaires.

Opération de rénovation urbaine

Parallèlement à la réhabilitation des logements anciens du centre-ville, une vaste opération de restructuration est en cours à travers l’ORU  (opération de rénovation urbaine) du quartier des Hauts-de-Sainte-Croix. Près de 2 200 logements sont concernés dans ce quartier d’habitat social, conçu par Marcel Breuer, considéré dans les années 60 comme l’un des maîtres de l’architecture nouvelle à qui l’on doit notamment le siège de l’UNESCO à Paris et le Whitney Museum of American Art de New-York.
Requalification des immeubles, aménagement des espaces publics et de la voirie, sont programmés jusqu’en 2013, pour un investissement global de 80 millions d’euros, en partie financés par l’ANRU (agence nationale de rénovation urbaine).  Plusieurs équipements publics complètent le programme, salle des fêtes, espace de création culturelle, ainsi qu’un centre aquatique dont la réalisation est aujourd’hui largement avancée.

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