Enquêtes

Agglomeration Grand Toulouse

Mardi 3 novembre 2009

La Fabrique Urbaine.
Une vision pour Toulouse à l’horizon 2030

 


En engageant un cycle de concertation prospective sur les stratégies et les actions en mener en matière de développement urbain, la Ville de Toulouse souhaite impliquer professionnels de l’urbanisme, mais aussi l’ensemble des citoyens, dans l’élaboration d’un projet ambitieux et structuré pour une métropole de dimension européenne.

 

En introduisant le troisième atelier de la Fabrique Urbaine, le 3 juillet dernier, Pierre Cohen, le maire de Toulouse, rappelait les principes qui prévalent au lancement de cette vaste démarche de concertation, appelée a dessiner les contours, la physionomie et les modes d’organisation de la métropole dans les vingt années à venir. «Il s’agit de construire ensemble une vision pour Toulouse, partager un projet qui puisse devenir le socle de notre ambition pour l’agglomération toute entière ».
La Fabrique Urbaine implique ainsi la mise en œuvre d’un cycle de réflexion prospective avec la mobilisation de tous les acteurs locaux impliqués à divers niveaux dans les problématiques urbaines : urbanistes, architectes, professionnels du logement, acteurs économiques. « Un chantier qui doit permettre une mise en perspective de l’avenir » poursuit Pierre Cohen.
«Un enjeu majeur pour corriger l’état de fragmentation dans lequel se trouve la ville. Nous voulons innover, libérer les créativités, dans le cadre également d’un dialogue avec l’ensemble de la population. La Fabrique Urbaine doit permettre de créer des lieux permanents de dialogue, afin de faire de Toulouse une métropole qui compte en Europe… ».
Ce véritable forum permanent d’urbanisme s’appuie sur cinq approches thématiques déterminant chacune des champs d’action spécifiques : une ville métropole, une ville de culture, une ville campus, une ville renouvelée et une ville d’eaux.

Equipements structurants
   
En affirmant son identité propre, Toulouse doit affirmer une véritable vocation métropolitaine. Ce qui implique de développer des projets emblématiques, renforçant notamment son poids économique et lui donnant ainsi une véritable visibilité à l’échelle européenne. Une vocation qui justifie, entre autres exemples, la création d’un nouveau parc des expositions, la création d’équipements structurants, comme une gare TGV sur le site de Matabiau avec le développement d’un vaste projet, dans le périmètre ce celle-ci, urbanistique essentiellement articulé, à l’exemple d’Euroméditerranée à Marseille ou Bordeaux Euratlantique, sur des programmes immobiliers destinés à des activités tertiaires.
En développant les initiatives et les équipements culturels, Toulouse doit renforcer son attractivité, se donner les moyens d’accueillir de grandes manifestations internationales, et renfocer les éléments favorables à une meilleure cohésion sociale. Au delà des équipements existants, tels le Zénith, la Halle aux Grains, le Théâtre du Capitole ou le TNT, la Ville prévoit ainsi de développer un arc culturel le long de la Garonne, depuis le musée d’art contemporain Les Abattoirs jusqu’à l’île du Ramier, en passant par l’aménagement du site de La Grave, avec notamment en perspective la création d’une Cité de la Danse. Dans le cadre du grand projet de ville, un ensemble culturel doit également être créé au Mirail avec la Fabrique Culturelle, une nouvelle salle de spectable place Abbal et l’aménagement à des fins culturelles du château de la Reynerie.

 

 

Maîtriser les mutations urbaines
 
Toulouse, qui doit assurer une croissance de 7 000 habitants par an doit par ailleurs engager sa transformation urbaine. Une nécessité qui implique d’anticiper les nécessaires évolutions de la ville à travers l’urbanisation des secteurs disponibles. Par ailleurs la ville doit pouvoir se renouveler, c’est à dire se reconstruire sur elle-même. Un processus qui doit s’appuyer sur la reconquête des terrains disponibles ou libérés par le départ d’activités industrielles ou autres.
C’est le cas entre autres exemples des opérations publiques ou privées d’aménagement en cours ou en préparation sur Borderouge, sur la Cartoucherie, ancien site du GIAT, ou sur celui de l’ancienne caserne Niel.
Mais qui doit aussi s’appuyer sur la restructuration de certains quartiers, dans le cadre par exemple d’opérations de renouvellement urbain, afin de rétablir un équilibre réel sur l’ensemble de son territoire. Il en est ainsi du grand projet de ville, avec les opérations de démolition-reconstruction, engagé sur les quartiers du Mirail, de Bagatelle ou d’Empalot…
La présence de l’eau, et des espaces verts, représente pour Toulouse un atout certain. La Garonne, mais aussi les canaux, canal du Midi, canal de Brienne, participent à la structuration de la ville qu’ils traversent. L’aménagement de berges, de l’île du Ramier, et des zones naturelles doivent faire l’objet d’une mise en valeur qui contribuera à la qualité de la vie urbaine. Ville universitaire de première importance avec plus de 100 000 étudiants, Toulouse pourra enfin trouver un dynamisme spécifique en renforçant les liens avec les sites et les campus universitaires et les quartiers dans leur proximité.

 


Maîtriser l’étalement urbain
    
Cette démarche globale implique une approche transversale reposant sur des principes déterminant l’ensemble des projets et des actions de terrain. A commencer par les principes d’un développement durable et économe. La maîtrise de l’étalement urbain, avec le renouvellement des formes urbaines, représentent aujourd’hui des nécessités reconnues. Autres priorités, la réalisation d’éco-quartiers, avec des constructions répondant au principe de la haute qualité environnementale, mettant en œuvre des principes constructifs permettant une maîtrise des coûts, associant les énergies renouvelables et reposant sur un principe de mixité des fonctions. Les transports, transports en commun et mode de déplacement doux, piétonnisation et pistes cyclables, feront l’objet d’une attention particulière.
Après une série d’ateliers destinés essentiellement aux professionnels de la ville, complétés par un «atelier virtuel », avec un site internent dédié permettant aux participants de proposer une contribution, une phase de concertation, ouverte à tous les habitants dans une logique de démocratie participative, doit être ouverte. Après un travail de synthèse de l’ensemble de ces travaux, il est prévu d’organiser, courant 2010, un colloque de dimension nationale, permettant de confronter les analyses et les expériences en matière de projet urbain.

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