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Economies D’énergie

Vendredi 1er janvier 2010

Les ménages consomment 47 % de l’énergie produite en France, pour leurs besoins domestiques. En modifiant son comportement ou ses choix d’investissements, chacun d'entre nous possède une vraie marge de manœuvre pour réduire sa consommation d’énergie : quelques habitudes qui évoluent et des dépenses judicieuses permettent, à confort égal, une efficacité énergétique bien meilleure à la maison et une facture allégée.

 

Du bon usage l’eau chaude ou froide
Saviez-vous qu’un robinet qui goutte, c’est 4 litres d’eau perdue par heure (soit 35.000 l/an) ? Fuite d’eau mais aussi mauvaise isolation des canalisations d’eau chaude, chauffe-eau trop éloigné des robinets ou eau trop calcaire.
Nous consommons en moyenne chaque jour 200 litres d’eau potable. Nous l’utilisons pour la boisson et la cuisine, bien sûr, mais aussi pour la toilette et les toilettes, la lessive et la vaisselle, l’arrosage du jardin, le lavage de la voiture. Parmi ces usages, tous, loin de là, ne nécessitent pas de l’eau potable. Et il y a les fuites, les gaspillages… Des robinets en bon état, des appareils économes, quelques aménagements de nos habitudes permettent de substantielles économies. A adapter sur les robinets ou le flexible de douche, certains dispositifs permettent de limiter la consommation tout en conservant une même efficacité d’utilisation : réducteurs de débit, aérateurs, « top-douche », douchettes à turbulence... Ainsi, certains aérateurs (classe Z ou Z+) permettent de diviser par 2 le débit d’un robinet standard, avec le même confort. Une chasse d’eau à double débit consomme au choix 3 ou 6 l d’eau (chasse d’eau classique : 9 l). Elle permet une économie annuelle de 30 à 40 m3 pour une famille de 4 personnes (Souce : Ademe = Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).
Autre solution pour économiser l’eau (sans se priver de jardin !) : arroser au pied des plantes le soir, biner régulièrement et pailler le sol, choisir des plantes résistantes à la sécheresse : autant de moyens pour économiser l’eau au jardin.
Régler la température de l'eau chaude : 55 à 60 °C pour l'eau chaude sanitaire, c'est assez pour limiter le développement de bactéries pathogènes, mais pas trop, pour éviter l'entartrage du chauffe-eau. Économiser l’eau chaude, c’est économiser à la fois l’eau et l’énergie nécessaire à son chauffage. Un robinet mitigeur économise 10 % d’eau par rapport à un robinet mélangeur classique. Un robinet thermostatique bien que plus coûteux est cependant encore plus efficace : jusqu’à 30 % d’économie, et un confort d’utilisation supérieur. (source : Ademe).


L’eau de pluie : une ressource tombée du ciel !
200 litres d’eau, c’est ce qu’il faut pour laver la voiture. Pour arroser le jardin, comptez 15 à 20 litres par mètre carré. Quel dommage d’utiliser l’eau potable pour ces usages, alors qu’il existe une ressource gratuite, abondante et facilement récupérable : la pluie ! Une surface de toit de 100 m2 en reçoit par an 65 m3 à Paris, 75 à Brest et 80 à Nice. En récupérant et en stockant une partie de cette eau pour la réutiliser au bon moment, on fait de sérieuses économies. Installer une citerne Il en existe de toutes contenances, de la petite cuve de 200 l au réservoir enterré de 5 000 l ou plus. Équipée d’une pompe, une citerne peut alimenter un réseau d’arrosage automatique. Si vous disposez d’un puits dans votre jardin, l’installation d’une pompe vous permettra d’en utiliser l’eau. Une analyse de sa qualité est malgré tout recommandée (source : Ademe).

Une température agréable sans dépense excessive
Arrêter le chauffage lorsque vous aérez votre appartement, nettoyer régulièrement radiateurs, bouches d’aération et filtres du climatiseur ou régler à l’identique tous les thermostats situés dans une même pièce. Autant de manières d’optimiser votre confort en minimisant vos dépenses.
Surveiller les radiateurs : 19 °C dans les pièces à vivre, 16 °C dans les chambres, c'est bon pour la santé, le porte-monnaie et l'environnement. Un degré de moins, c’est peut-être un pull en plus, mais c'est surtout 7 % de consommation en moins (source : Ademe). Vos convecteurs électriques ne chaufferont pas plus vite si vous les poussez à fond. En revanche, ils ne s’arrêteront pas une fois la pièce à la bonne température et vous surchaufferez.
Entretenez votre chaudière. C'est nécessaire pour votre sécurité, pour la « santé » de votre chaudière (moins de risques de panne, longévité accrue du matériel) et celle de vos finances. Une chaudière régulièrement entretenue, c’est 8 à 12 % d'énergie consommée en moins. Et c'est obligatoire tous les ans...
Améliorer les radiateurs existants : pour que vos radiateurs consomment moins d’énergie sans les changer, équipez-les d'un robinet thermostatique qui va les maintenir à la température choisie, compte tenu du type d'occupation de la pièce (chambre ou séjour) et des apports gratuits de chaleur (exposition sud …).
Acheter une chaudière performante. Votre chaudière a 20 ans ? Changez-la ! Vous économiserez au moins 15 % de votre consommation, et jusqu'à 30 ou 40 % en optant pour un modèle « basse température » ou « à condensation ». En plus, votre installation polluera moins et produira moins de gaz à effet de serre : en France, le remplacement de toutes les chaudières qui ont plus de 20 ans économiserait le rejet de plus de 7 millions de tonnes de CO2 (source : Ademe)..

Le solaire thermique, pour le chauffage et l’eau chaude
Choisir l’énergie solaire pour participer au chauffage de l’eau et de la maison, c'est miser sur une énergie renouvelable, non polluante, gratuite, facilement disponible et aisément transformable. Les chauffe-eau solaires ou CESI (pour chauffer l’eau) et les systèmes solaires combinés (pour chauffer l’eau et la maison) sont des systèmes robustes et fiables qui demandent peu d ’entretien. Un chauffe-eau solaire performant et bien installé peut couvrir 50 à 70 % des besoins de la maison, où que vous viviez en France. L’État (sous forme de crédit d’impôt), certaines collectivités locales et certains organismes accordent des primes pour l’installation d’un CESI. Un système solaire combiné couvre entre 25 et 60 % des besoins annuels d’eau chaude et de chauffage, selon la région et la taille de l’installation. Fonctionnant souvent avec un plancher chauffant basse température, il procure un excellent confort. Des aides financières spécifiques (crédit d’impôt en particulier) réduisent fortement son surcoût par rapport à un chauffage classique.
Installer une serre ou une véranda au sud apporte de la chaleur en hiver (sans y installer un appareil de chauffage) et crée un espace tampon entre intérieur et extérieur. Bien conçue, elle peut diminuer les besoins de chauffage de 15 à 30 % (source : Ademe). Mais pour éviter qu’elle ne soit un vrai four en été, il faut prévoir une toiture opaque ou un volet protecteur et une ventilation efficace (ouvrants en partie haute et basse pour évacuer la chaleur).

La pompe à chaleur : quand la chaleur vient du jardin
Les pompes à chaleur géothermiques ou sur air utilisent les calories stockées dans le sol, l’eau des nappes phréatiques ou l’atmosphère. Elles fournissent ainsi une partie du chauffage grâce à une énergie gratuite, renouvelable et non polluante tout en réduisant notablement votre facture d’électricité. Leur achat peut donner droit à des aides financières (crédit d’impôt,…). Ainsi, une pompe à chaleur géothermique, quand elle consomme 1 kWh d’énergie électrique, restitue 3 à 4 kWh de chaleur pour la maison (source : Ademe).

Empêcher la chaleur de s'échapper...
…C'est là une façon économique de se chauffer. Plusieurs solutions s’offrent à vous : en isolant le toit ou les murs de la maison (10 à 20 % d'énergie épargnée), les planchers bas (5 à 10 %), en optant pour des fenêtres à double vitrage (un double vitrage à isolation renforcée améliore votre confort et permet des économies de chauffage de l'ordre de 10 %) et en veillant à l'étanchéité de leur bâti. Attention ! Une maison bien isolée doit être bien ventilée pour éviter les problèmes d’humidité. Et l'eau chaude ? Ne la laissez pas refroidir dans les tuyaux, calorifugez-les (source : Ademe)...

Une bonne gestion de l’éclairage
Eteindre la lumière en sortant d’une pièce, dépoussiérer les ampoules pour ne pas perdre en efficacité lumineuse ou installer des interrupteurs « intelligents ». Les ampoules « basse consommation » consomment 5 fois moins (pour un confort d'éclairage identique) et durent 8 fois plus que les ampoules à incandescence. Elles vous permettent de diviser par 4 vos dépenses d'éclairage. Utilisez-les pour des éclairages de longue durée (lampe de chevet, plafonnier de salon ou de cuisine...).

Du bon usage de votre électroménager 
Quelques idées pratiques suffisent parfois à utiliser chacun de vos appareils sans dépense démesurée : dégivrer régulièrement le réfrigérateur, privilégier à l’achat des appareils électroménagers classés « A » (les plus économes) par l’Etiquette Energie (vous diviserez ainsi la consommation de votre réfrigérateur ou de votre congélateur par 3 ou plus), faire fonctionner les appareils en tarif « heures creuses », etc. Cette étiquette figure aussi sur les lave-linge, les lave-vaisselle, les sèche-linge et les ampoules électriques : vous savez ainsi qui est sobre... et qui l'est moins Il n ’y a pas d'autre moyen, pour faire marcher un réfrigérateur, une télévision, un ordinateur ou une machine à laver, que de les brancher à la prise de courant la plus proche : ce sont les usages spécifiques de l'électricité. Dans ce domaine, le poste le plus gourmand est la production de froid (environ 1 000 kWh par an). Puis vient l ’éclairage (environ 500 kWh par an), le sèche-linge, la ventilation (VMC, environ 300 kWh par an). Lave-linge, lave-vaisselle, téléviseur, Hi-Fi et ordinateur sont moins gourmands. Il faut pourtant se garder de négliger les consommations sournoises que génèrent les veilles de certains appareils (audiovisuel, ordinateurs, appareils ménagers) pour rendre un service... souvent inexistant. Faire sécher le linge à l’air libre. Avec une consommation d'environ 500 kWh par an, le sèche-linge grignote à lui seul 15 % de votre consommation annuelle d'électricité (hors chauffage). Profitez de l'air libre ou d'un local bien ventilé pour faire sécher votre linge : c'est très rentable... Surveiller les veilles ! En effet : qu'est-ce qui consomme de 300 à 500 kWh par an (c'est-à-dire 10 fois plus que la consommation annuelle d'un fer à repasser) sans rien produire en échange ? Réponse : les veilles des magnétoscopes, téléviseurs, chaînes Hi-Fi, décodeurs, ordinateurs, fours,... La plupart sont inutiles (un magnétoscope, par exemple, garde plus d'un mois en mémoire les chaînes programmées). Déconnectez donc ces appareils quand ils ne sont pas en service...


Se chauffer au bois… 
Il s’agit tout d’abord de brûler le bon bois Les bois humides ou de récupération polluent d'avantage en brûlant et encrassent plus le matériel que le bois de chauffage bien sec.
La marque « NF Bois de chauffage » garantit un bon niveau de performance du combustible. Utiliser la cheminée en demi-saison : vous diversifiez les énergies utilisées. C'est aussi un appoint intéressant quand les besoins de chauffage sont moins importants et plus ponctuels. Remplacer la cheminée par un insert, un foyer fermé ou un poêle. Pour une même qualité de chauffage, ils consomment moins de bois. Le bois, brûlé plus complètement, dégage moins de polluants.
Des aides financières (crédit d’impôt,…) peuvent vous aider à vous équiper. Choisir la bonne chaudière à bois. Ainsi, les constructeurs ayant signé la charte de qualité « Flamme Verte » s’engagent à commercialiser des matériels de qualité : performants, économes, sûrs et peu polluants. Des aides financières (crédit d’impôt,…) peuvent vous aider à vous équiper.

Bien concevoir la cuisine 
Vous concevez une nouvelle cuisine ? Pourquoi ne pas en profiter pour faciliter les économies d'électricité ? ainsi, prévoyez une largeur suffisante pour le réfrigérateur. Les appareils performants sont souvent plus larges (66 cm au lieu de 60) car leur isolation est plus épaisse. Réservez-lui un emplacement loin du four ou du radiateur, et le moins ensoleillé possible. Placez le plan de travail de façon à profiter au maximum de la lumière du jour.

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