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Zoom sur le marché de l'immobilier neuf en Occitanie et Nouvelle Aquitaine

Mercredi 14 juin 2017
Avec une très bonne tenue des ventes, le premier trimestre 2017 confirme la bonne santé du marché de la promotion de logements neufs sur les régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Un seul point inquiète : le renouvellement de l'offre.

De Montpellier à Bordeaux, le logement neuf se porte très bien

Occitanie : Toulouse et Montpellier se distinguent

 Toulouse est bien la ville phare de la région Occitanie. Selon l’Observer, le 1er trimestre a vu les réservations progresser de 16 % par rapport au 1er trimestre 2016 avec 1 819 unités, un résultat dû à la fois par les investisseurs qui représentent 73 % des ventes, mais aussi par les propriétaires occupants dont la part évolue positivement avec 483 réservations au 1er trimestre. Bonne nouvelle : même les mises en vente s’étoffent (+ 6 %) avec 2 450 lancements commerciaux au cours des trois premiers mois de l’année 2017. Dans ce contexte, l’offre se reconstitue, mais elle ne représente que 8,7 mois de commercialisation, ce qui indique la bonne santé de ce marché. Enfin, le prix moyen reste relativement assagi, à 3 504 €/m2, avec une hausse de 0,9 % au 1er trimestre.

Qu’en est-il à Montpellier au cours du 1er trimestre ? Au 1er trimestre, l’ancien Languedoc-Roussillon a enregistré 1 374 unités, dont 64 % sur Montpellier Méditerranée-Métropole, selon le rapport de la FPI Occitanie-Méditerranée. Les statistiques du groupe Adéquation, qui alimentent les observations de cette chambre régionale de la FPI montrent que les réservations nettes sur Montpellier métropole ont été, au 1er trimestre, de 882 logements (+ 11 %) pour 1 120  mises en vente  (-12 %), hors ventes en bloc et hors résidences avec service.  Sur la seule ville de Montpellier, les ventes nettes s’établissent à 558 logements (+ 36 %), qui s’expliquent entre autre par la poursuite d’opérations d’aménagement, les mises en vente suivant cette tendance (+ 21 %).  « Ce premier trimestre est bon et il convient de le comparer au 1er trimestre 2016 qui était excellent », souligne Xavier Bringer, Président de la FPI Occitanie-Méditerranée. Ce qui est particulièrement satisfaisant, c’est l’absence « d’effet présidentiel qui peut bloquer les ventes. Les acheteurs ont profité des taux d’intérêt toujours bas et d’un dispositif fiscal connu ».

Sur les villes moyennes de l’ancien Languedoc-Roussillon, Xavier Bringer note « une reprise un peu partout, à l’exception de Nîmes où les niveaux d’activité restent très bas ». Selon Adéquation, le marché de Perpignan et de sa Communauté urbaine connaît une forte reprise avec 105 ventes, soit une progression de 91 %, tandis que les mises en vente reprennent à la hausse, l’offre globale pointant cependant en baisse de 15 %.

 

La Nouvelle Aquitaine, région toujours porteuse

 

Selon l’OISO, le marché de Bordeaux-Métropole a représenté près de 60 % des réservations de la région au 1er trimestre 2017, en léger recul par rapport au 1er trimestre 2016. Si les ventes à investisseurs reculent de 10 %, la part des propriétaires occupants se redresse de 9 %. Les mises en vente, élément crucial pour la bonne tenue d’un marché actif, ont progressé de 17 % entre le 1er trimestre 2016 et 2017, mais pour autant, le prix moyen est orienté à la hausse, à 3 759 €/m2 (habitable et hors parking).  N’oublions pas que l’année 2016, toujours selon l’OISO, a été remarquable puisqu’avec 5 555 ventes, on ne trouve sur l’agglomération bordelaise aucun niveau comparable au moins jusqu’en 2009. Il en va de même pour les ventes en secteur aménagé (en volume) et, de façon générale, autant les investisseurs (+ 38 %) que les propriétaires occupants (+ 72 %) ont  profité de cette année 2016. Quant au bassin d’Arcachon, le bilan de l’année 2016 est en demie teinte avec, à la fois, une hausse des ventes (764 logements) mais une forte réduction des mises en vente (596 logements), créant une situation, certes relative, de pénurie.

Le Sud Aquitaine, qui comprend les Landes et le Pays Basque, est décidemment un marché solide, qui a su traverser les périodes de crise. L’OISO confirme ainsi la progression de l’activité en matière de promotion : « Après une année 2015 un peu difficile, le marché de la promotion connaît un très net rebond en 2016, avec une progression de 33 % des ventes au détail (par rapport à 2015 et + 12 % par rapport à 2014), soit 1 900 logements vendus », souligne Laurent Mathiolon, Président de l’observatoire immobilier. L’équilibre est même presque parfait entre investisseurs (49 % des ventes de collectifs et individuels groupés, en baisse de 8 points) et les propriétaires occupants (51 %, en hausse de 8 points). Si le prix moyen progresse de 1,6 % sur un an, la progression reste raisonnable malgré  une baisse des mises en vente et, mécaniquement, une durée moyenne de commercialisation qui se restreint à 7 mois.  Il reste cependant que le marché Sud Aquitaine reste d’un volume assez faible à l’égard des principales métropoles régionales : il est deux fois moins important que Montpellier, et entre trois et quatre fois que Bordeaux/Arcachon et Toulouse. Au 1er trimestre 2017, la tendance se confirme puisque les réservations sont en hausse de 64 % alors que ce marché représente 18 % des ventes. 

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