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Midi-Pyrénées : Le Crédit Foncier confiant pour 2012

lundi 30 janvier 2012

En matière de financement immobilier, le Crédit Foncier de France intervient depuis fort longtemps sur les marchés de l'immobilier. C'est autour de 2 tables rondes auprès d'un pare terre de professionnels constructeurs de maisons individuelles, promoteurs immobiliers, agents immobiliers, lotisseurs, que le Crédit Foncier de France Midi-Pyrénées livre ainsi un bilan 2011 satisfaisant pour la profession et présente les nouveaux dispositifs 2012.

L’immobilier maintient son dynamisme

Photo Christophe Bouldouyre ® ime

Après une année 2011 globalement favorable, les professionnels de l’immobilier témoignent pour 2012 d’un optimisme raisonnable. Malgré la disparition programmée de la loi Scellier… en attendant l’éventuelle mise en place d’un nouveau dispositif de soutien au logement.

L’assistance était nombreuse et particulièrement attentive pour le débat organisé à Toulouse par le Crédit Foncier. A l’ordre du jour, la conjoncture et les perspectives en matière d’immobilier. Le bilan de l’année 2011 se révèle au final relativement satisfaisant, estime Christophe Bouldouyre, directeur régional Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon du Crédit Foncier. «L’activité enregistre un léger retrait par rapport à 2010 mais nous avons tout de même traité environ 5 000 dossiers de prêts, accession à la propriété ou investissement locatif, sur les deux régions. Pour 2012 l’activité devrait demeurer relativement soutenue ». 2012 devrait cependant représenter une année de transition, souligne Jean-Michel Delgado, président de la FMIL (fédération des métiers de l’investissement locatif). La fin du dispositif Scellier, programmée  pour la fin de l’année, laisse peser de fait une inconnue sur le devenir d’un marché qui repose pour une part conséquente sur l’investissement locatif. Le « coût de rabot » de 10% sur le taux de réduction d’impôt appliqué pour 2012 au Scellier devrait déjà se traduire, affirme  Jean-Michel Delgado, par une baisse sensible du nombre de logements neufs bénéficiant de ce régime, environ 25 000 selon les estimations contre environ 58 000 en 2011. Maître Pailhès, chargé de l’observatoire de l’immobilier au sein de la chambre des notaires de la Haute-Garonne  témoigne de pérennité de la reprise constatée dès 2010. «2011 représente une confirmation, en 2012 le marché devrait demeurer tonique. Mais la concentration des actes d’achat en fin d’année illustre bien l’importance accordée aux dispositifs de défiscalisation".

Une demande concentrée sur la métropole

Un constat partagé par Pascal Darmon, directeur d’agence du Crédit Foncier, qui rappelle la possibilité d’un report sur le dispositif Censi-Bouvard, pérennisé mais réservé aux résidences services ou de tourisme. Roger Metellus, représentant la FPI (fédération des promoteurs immobiliers) rappelle l’importance du Scellier pour le marché d’une métropole comme Toulouse, avec plus de 3 700 logements par an depuis dix ans construits grâce à ce dispositif. «Le marché est porté par le dynamisme économique et démographique de l’agglomération. Avec 5 100 logements construits en 2011 l’offre ne suffit par pour répondre à la demande »  Si l’investissement locatif joue un rôle non négligeable dans le développement de cet offre, l’accession à la propriété demeure dépendante, notamment pour les primo-accédants, de la solvabilité des ménages. Le prêt à taux zéro constitue à cet égard un coup de pouce non négligeable. «On constate cependant un double phénomène » précise Alain Barbes, directeur de l’ADIL 31. «En 2011 le PTZ a plus financé l’ancien que le neuf, et à bénéficié, dans la Haute-Garonne, majoritairement à l’habitat individuel au détriment du collectif ». La maison individuelle, confirme Gérard Abadie, président régional de l’Union des Maisons Françaises, bénéficie toujours des faveurs des accédants. «L’année 2011 était bonne, malgré un fléchissement au dernier trimestre. Nous sommes globalement optimistes, malgré le renchérissement des coûts de construction liés au BBC et le manque de foncier disponible en zone péri-urbaine ». Un constat positif aussi pour l’immobilier ancien, explique Emmanuelle Lassalle-Michel, présidente de la FNAIM Haute-Garonne. «Le nombre de transactions en 2011 a connu une croissance de 15% à 20% par rapport à 2010. Le mouvement ne devrait pas s’inverser, mais nous manquons d’offres sur l’agglomération toulousaine, avec des prix en hausse légère qui ont retrouvé leur niveau de 2007 ».

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