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Logement neuf : le Languedoc-Roussillon prêt à repartir

Vendredi 24 mai 2013
Conférence de presse à Montpellier le 21 mai dernier pour la Fédération des Promoteurs Immobiliers du Languedoc-Roussillon. Le moment de faire le point avec Philippe Ribouet, past-président régional et Xavier Bringer, président en poste. La profession parie sur une reprise de l'activité des ventes de logements neufs et un retour des investisseurs en Duflot..

Vers une relance de l'activité du logement neuf ?

Tandis que le marché national s’essouffle, la région Languedoc-Roussillon voit une prochaine relance de son activité du logement neuf.

Au niveau national, le marché du logement neuf continue d’enregistrer des volumes faibles mais stables et les mises en vente enregistrent un recul de 30 %. Comme le souligne Xavier Bringer, président régional de la FPI Languedoc-Roussillon, qui présentait les résultats du marché le 21 mai, « la demande reste très forte mais sur des bases de prix que le marché global peut accepter ».  Qui dit marché limité, dit baisse des ventes au cours de ce premier trimestre. Le stock reste stable, conformément à cette forme d’autorégulation, « qui évite la constitution d’une bulle », comme le souligne le président de la FPI. Dans ces conditions, le prix de vente reste stable, avec une baisse de 1,3 % : « Il n’y a aucune raison que le prix de revient baisse ». Principal segment touché par l’activité : les ventes à investisseurs qui ont représenté 44 % des volumes en 2012. Fait plus inquiétant : le rythme des ventes baisse, ce qui, annonce, Xavier Bringer, « aura des conséquences en termes d’activité dans quelques mois ».

 

Duflot : du nouveau ?

 

 Quant au nouveau dispositif Duflot, les petites adaptations sur l’agrément des villes en zone B2 et la définition des loyers ont créé un attentisme qui s’observe au 1er trimestre. Or, rappelle Xavier Bringer, « les promoteurs ne peuvent pas lancer d’opérations sur la base d’un système qu’ils ne peuvent contrôler ! Il reste 15 jours pour pérenniser le dispositif Duflot. Nous avons besoin d’uns stabilité des règles pour maîtriser le processus de fabrication des logements ». En Languedoc-Roussillon, le marché reste très tendu, sur le logement social comme privé, « une tension bien plus forte que sur le reste de la France ». Un investisseur qui voudrait acheter un logement en Duflot à Béziers cette année ne pose aucun problème : jusqu’au 30 juin, les règles ont été stabilisées par la loi. « C’est sur les nouvelles mises en vente qu’il reste encore un peu d’instabilité », précise Xavier Bringer.

 

Montpellier en positif

 

Comme c’est toujours le cas, le marché est « clivé » entre l’agglomération de Montpellier et le reste de la région, hormis une importante opération qui a modifié les résultats des ventes sur Perpignan. Le total des ventes s’établit cependant à -8%, le volume de 2012 correspondant à une activité proche des années 2000 ! Seul point positif : Montpellier et son agglomération ont enregistré une hausse des mises en vente au cours du premier trimestre 2013 (+20 % sur la communauté d’agglomération et = 11 % pour la seule ville de Montpellier). En matière de retrait, il est « très important », indique Philippe Ribouet, Past-président de la FPI Languedoc-Roussillon, ce qui permet d’expliquer la stabilité des ventes. A Montpellier, le marché a enregistré + 35 % de ventes à occupant d’un trimestre à l’autre. Comment l’expliquer ? Pour le président régional de la FPI, « c’est le résultat d’un stabilisation des prix du foncier ainsi que la recherche des économies, point par point, dans la construction comme dans la réalisation, sans que ce soit au détriment du produit. Nous avons stabilisé les prix, en très légère diminution ». Avec les taux d’intérêts très attractifs, enfin, la capacité globale d’emprunt d’un ménage a progressé de 20 %, même avec une stabilité des prix, un atout pour les acquéreurs en résidence principale. Pour expliquer la baisse de la part des investisseurs, l’adaptation au nouveau dispositif Duflot prend du temps : « Il ne s’agit pas d’une loi sociale, conteste Xavier Bringer. Les loyers sont intermédiaires et les loyers du Languedoc-Roussillon ne sont pas éloignés, par rapport à d’autres régions, du niveau appliqué par ce dispositif. A Montpellier, comme en région, tout ce qui s’est vendu au cours des dernières années s’est loué. Je peux l’affirmer».  Pour le reste de l’année, l’espoir est permis, même fondé. « Ce qui nous rend optimiste sur le 2ème trimestre 2013, indique Philippe Ribouet, c’est que les gens vont s’apercevoir qu’une fois le cadre du dispositif Duflot confirmé, la stabilité va faire son retour. Les acheteurs reviendront rapidement, le temps que chacun fasse ses calculs, les logements étant les mêmes, les prix étant stabilisés, à 3 600€/m2 hors parking sur la région de Montpellier ».

 

Coup d’œil régional

 

A Sète, le volume des ventes est faible : « Sète est en redéfinition, expliquer Xavier Bringer. Il n’y a pas beaucoup de terrains à la vente ». A Béziers, c’est le contrecoup : avec 79 ventes, à – 50 %, ne représente pas la réalité du marché : « Béziers reste un bon marché, avec des prix de ventes qui sont relativement bas, hors parking, 2750 €/m2, avec un foncier peu cher, une architecture un peu plus simple qu’ailleurs ».  Pour Nîmes, 55 ventes au 1er trimestre 2013, - 32 % de mises en vente, le marché « est très touché ». La bonne nouvelle, c’est Perpignan : en réalité, une opération permet de gonfler les ventes avec +172 % de ventes et + 196 % de mises en vente. A noter que le nombre de retraits de logements est en diminution sur la période du 1er trimestre.

Pour conclure, Xavier Bringer s’est félicité du dispositif Duflot, regrettant au passage « la lenteur dans sa mise en application ». Le maître mot reste la stabilité, d’autant que le Languedoc-Roussillon continue d’enregistrer une forte demande, avec une petite baisse des prix, résultat « d’efforts  des promoteurs », dans un contexte de taux d’intérêts très bas. Enfin, la FPI Languedoc-Roussillon appelle à la tenue d’états généraux sur le foncier dans la région, que ce soit à l’initiative des collectivités ou de la fédération des promoteurs elle-même.

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