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Logement neuf dans le Languedoc-Roussillon : les ventes progressent, l’offre recule

Vendredi 27 novembre 2015
Le Languedoc-Roussillon conserve une belle attractivité, tiré par Montpellier.

La conférence organisée par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) du Languedoc-Roussillon, le 18 novembre, confirme la forte reprise du marché du logement neuf. Pour répondre à la demande, encore faut-il que de nouvelles opérations puissent être rapidement lancées.

 

Il y avait longtemps que le marché du logement neuf n’avait pas affiché des trimestres consécutifs aussi dynamiques. Depuis le 4ème trimestre 2014, les ventes sont en effet en forte progression, et les trois derniers mois n’ont fait que confirmer cette tendance. Avec 675 ventes réalisées dans le neuf sur le territoire de la métropole montpelliéraine, la hausse est de 52 % à trimestre comparable. « La locomotive montpelliéraine a produit les effets attendus en tirant les wagons de la construction régionale », se félicite Xavier Bringer, le président régional de la FPI. C’est effectivement le retour de la confiance qui est le point commun à tous les résultats du 3ème trimestre : il n’est qu’à voir la part des investisseurs qui, attirés par le dispositif Pinel, réalisent 68 % des acquisitions de logements neufs sur la métropole , 76 % sur la seule ville de Montpellier, 76 % à Béziers (avec un total relatif de 52 logements), 57 % à Sète, 61 % à Nîmes (66 ventes investisseurs au 3ème trimestre, soit l’équivalent de l’année 2014 !). Même les accédants à la propriété retrouvent le sourire et devraient être confortés avec le renforcement du PTZ. Pour autant, Xavier Bringer pointe aussi les faiblesses du marché. Et celle-ci se résume en un mot : l’offre, ou plutôt le manque d’offre. En effet, la forte diminution des mises en vente sur la métropole montpelliéraine – en baisse de 30 % à trimestre comparable – est une indication inquiétante pour la suite de cette reprise. « Nous sommes dans un marché qui aurait tendance à se diriger vers une pénurie de logements », prévient Xavier Bringer qui désigne les responsables de cette situation, entre complexité administrative accrue, des recours abusifs qui concerneraient 1 500 logements dans la région, un niveau de taxes trop important sur l’accession à la propriété… Malgré l’implication de l’aménageur de la métropole (SAAM et SERM), ce qui a été salué par Xavier Bringer, qui aura mis de nombreux logements sur le marché, l’offre correspond à neuf mois de stocks, ce qui est effectivement un marché de pénurie. « Si le marché n’enregistre pas de nouvelles mises en vente, les prix seront en hausse dès la fin d’année ou début 2016 », craint le président de la FPI qui a relayé, lors de cette présentation des résultats, une proposition nationale des promoteurs tendant à appliquer une TVA de 5, 5 % sur les logements acquis dans le cadre de la primo-accession. C’est donc une situation intermédiaire que le 3ème trimestre présente. L’année 2015 devrait permettre d’atteindre environ 3 300 ventes. Il sera alors plus que temps de réellement relancer l’offre de logements neufs, non seulement pour répondre aux besoins des investisseurs et des accédants à la propriétaire, mais aussi pour relancer le secteur du BTP.

 

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