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Le marché de l'emploi en Aquitaine menacé ?

Jeudi 21 mars 2013
Pour Didier Armand, Président de l'Union des Maisons Françaises pour l'1Aquitaine, ce sont pas moins de 2500 emplois dans le secteur de la maison individuelle qui sont menacés.

2 500 emplois menacés pour le marché de la construction neuve en Aquitaine.

 

Le président de l'Union des Maisons Françaises (UMF) en Aquitaine, Didier-Paul Armand, souhaite sensibiliser les élus sur l’effondrement que subit de plus en plus le marché de la construction en France. Un courrier « d’alerte absolue » a été transmis à nombre d’entre eux dont Jérôme Cahuzac, Bernard Cazeneuve, Michèle Delaunay, Alain Juppé, Alain Rousset, et Ségolène Royal pour susciter en eux une réaction que l’on souhaite imminente. En effet, 2 500 emplois seraient menacés en Aquitaine suite à l’affaiblissement que connaît actuellement le marché de la construction neuve et tout particulièrement celui de l'accession à la propriété en individuel diffus.

Selon l’UMF, la situation serait, en partie, due à la participation des entreprises de construction de maisons individuelles à la construction de logements sociaux au profit des primo-accédants. Leur contribution, pourtant essentielle à la croissance et à l’emploi, est, depuis la crise de 2012, en passe de s’amoindrir. Il faut recourir à la division parcellaire pour faciliter l'acquisition d'un terrain constructible, qui semble être, aujourd’hui, la solution à ce qui pourrait bien devenir un « véritable désastre industriel et social ».

 

La filière génère annuellement, en Aquitaine, près de 7000 maisons en secteur diffus et près de 2000 en secteur groupé, soit plus de 900 millions d'euros de chiffre d'affaires pour l'année écoulée, ce qui représente environ 12 600 emplois non délocalisables. Une chute supplémentaire de ce secteur d'activité de 20 % se traduirait, de fait, par une perte de 2 500 emplois au cœur des territoires aquitains. Il existe bel et bien un risque majeur à ne pas prendre en compte la gravité de la situation, due autant à l'insuffisance du PTZ+, qu'à l'inquiétude des ménages, qu'à l'accumulation des normes et règlementations techniques, qui sont des facteurs de renchérissement des coûts de construction (application de la RT 2012 depuis le 1er janvier 2013).

C’est pourquoi l'UMF plaide auprès de Madame la Ministre de l'Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, pour qu'un dispositif d'urgence d'incitation à l'accession soit proposé afin que la réforme du PTZ soit amplifiée pour les ménages modestes. Ce dispositif pourra concourir à une politique de logement adaptée et souhaitée sur l'ensemble du territoire national et notamment en Aquitaine.

 

 

Pour plus d’informations, rendez-vous sur :

 

http://www.uniondesmaisonsfrancaises.org/

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