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Aquitaine : l’Union des Maisons Françaises en pleine mutation

Mardi 18 mars 2014
On assiste a nouveau tournant pour le Marché du Logement Neuf durant L'assemblé générale du 7 Mars , effectivement l'UMF Aquitaine annonce un rapprochement avec la FFB afin d'accentuer la reprise du Marché du Neuf.


Aquitaine : l’Union des Maisons Françaises en pleine mutation

Les 36 constructeurs de maisons individuelles de l’UMF Aquitaine ont transformé leur assemblée générale annuelle, le 7 mars, en un rendez-vous historique, célébrant l’amorce d’un rassemblement avec la Fédération française du bâtiment (FFB), au moment où le marché montre des signes de reprise.

Une centaine de participants ont participé, le 7 mars, à l’assemblée générale de l’Union des Maisons Françaises d’Aquitaine, sous la présidence de Didier-Paul Armand, en présence du président national, Christian Louis-Victor. Dans la région d'Aquitaine, l’habitat individuel dispose d’une place particulière puisque 72 % des Aquitains vivent dans une maison et qu’il représente 60 % de la construction neuve. A eux seuls, les 36 constructeurs de l’UMF Aquitaine portent 65 % de ce secteur, sans parler du rôle actif du Club des Partenaires, un « cercle vertueux » comme le qualifie Didier-Paul Armand, rassemblant, aux côtés de ces professionnels, un aréopage d’industriels, d’énergéticiens ou d’établissements financiers.

Cette union est d’autant plus importante que, désormais, il semble acquis que le marché a cessé sa chute et que le « fond de la piscine » a été atteint pour tendre vers une amorce de reprise. L'organisation professionnelle a également réaffirmé sa volonté de faire entrer sa filière dans la modernité, en s'appuyant sur des technologies maîtrisées ainsi que sur la qualité de ses produits et services. Les constructeurs sont à l’écoute du besoin de densification et déjà opérationnels : « Que ce soit à Bordeaux, dans le secteur de Codognan, sur la communauté d’agglomération de Périgueux, à Dax ou dans le Pays d’Agenais, nous participons à la reconstruction de la ville sur la ville, explique Didier-Paul Armand. Le travail mené depuis des années auprès de la CUB commence aussi à prendre ailleurs, là où il y a des logements à construire pour répondre à la demande ».


« Un métier en complète mutation »


Comme l’a souligné le président régional de l’UMF, « les communes ne sont plus seules. Construire de façon diffuse oui, de façon confuse, non ! ». C’est en effet de réels acteurs qui se présentent pour répondre aux besoins de la population, tout en s’engageant dans l’esprit du pacte des 500 000 logements souhaité par le président de la République. Premiers à être passés à la RT 2012, pionniers quand ils incitèrent à légiférer sur le contrat de construction – la fameuse loi de 1990 – les constructeurs de maisons individuelles de l’UMF veulent être considérés désormais comme « un acteur pro actif pour réaliser le logement adapté à la nouvelle politique urbaine de la France où la mixité de logements façonne l’offre ».

Souhaitant se donner les moyens de rebondir en valorisant la maison individuelle au sein des besoins nationaux de logement, l’UMF a annoncé, toujours lors de ce rassemblement, le renforcement des synergies avec la Fédération Française du Bâtiment, rapprochements déjà initiés en Aquitaine. Alors qu'il vient d'être reconduit dans ses fonctions pour un troisième mandat de président de l'UMF Aquitaine, Didier-Paul Armand va également diriger le Conseil des régions de l'organisation professionnelle, «qui permet de disposer une source précieuse d’informations de terrains qui seront remontées et retransmises ». À ce titre, il va travailler sur un rapprochement avec la Fédération Française du Bâtiment visant à développer au niveau national un pôle logement : « Nous sommes une formation avec un métier très précis et, en intégrant la FFB, nous souhaitons davantage faire impacter notre discours ».

Ce rapprochement prendra-t-il la forme d’une nouvelle entité où l’UMF restera-t-elle en l’état avec son identité de métier d’ensemblier au sein de la FFB ? L’avenir le dira, un avenir proche puisque les contours de ce rapprochement seront définis au fur et à mesure d’ici à l’année prochaine. Didier-Paul Armand a la certitude que, quelque soit l’issue de cette recomposition, « les constructeurs participent à un rendez-vous historique », d’autant que le marché va « raisonnablement s’inscrire dans un processus de légère amélioration ».
 

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